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Wall Street finit en hausse

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Au-delà d'une simple performance technique, un tel record montre «que les investisseurs sont de plus en plus confiants» alors que «la tendance haussière sur le marché a été très puissante dernièrement», a expliqué Alan Skrainka, de Cornerstone Wealth Management.

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Agence France-Presse
NEW YORK

Wall Street a fini en hausse lundi, rassurée par les banques centrales et stimulée par des opérations de fusions-acquisitions, mais sa progression n'a pas été suffisante pour permettre à l'indice vedette S&P 500 de terminer au-dessus du seuil inédit des 2000 points.

Selon les résultats définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a gagné 0,44%, ou 75,65 points, à 17.076,87 points et le Nasdaq, à dominante technologique, 0,41%, ou 18,80 points, à 4.557,35 points.

» Les marchés à la clôture

L'indice élargi S&P 500 a pris 0,48%, ou 9,52 points, s'établissant à 1.997,92 points, soit en-deçà du palier des 2000 points atteint en cours de séance pour la première fois de son histoire. Il s'agit toutefois d'un niveau record en clôture.

Au-delà d'une simple performance technique, le franchissement, même bref, d'un tel seuil psychologique à la Bourse de New York montre «que les investisseurs sont de plus en plus confiants» et nourrissent une tendance haussière sur le marché «très puissante dernièrement», a relevé Alan Skrainka, de Cornerstone Wealth Management.

«Ils estiment que l'embellie économique est durable, que la Réserve fédérale américaine va rester très expansionniste, et le fait que l'activité américaine est plus solide qu'ailleurs dans le monde pousse les investisseurs à acheter aux États-Unis», a-t-il poursuivi.

En outre, «l'éventualité d'une nouvelle action de relance monétaire en Europe a donné un petit coup de pouce aux investissements de par le monde», accréditant la thèse que l'argent dit facile allait continuer à couler à flot, a-t-il ajouté.

Au cours du symposium de Jackson Hole, aux États-Unis, le président de la Banque centrale européenne (BCE), Mario Draghi, s'est dit «confiant» dans le paquet de mesures annoncées par l'institution pour dynamiser l'économie de la zone euro, mais il s'est aussi déclaré «prêt à ajuster davantage la position de (sa) politique».

De son côté, la présidente de la Réserve fédérale, Janet Yellen, a pris acte d'un débat sur l'évolution de la politique monétaire des États-Unis, n'excluant pas une hausse des taux d'intérêt plus tôt que prévu si l'emploi progressait davantage.

Les chiffres jugés décevants des ventes de logements neufs en juillet aux États-Unis, dans le secteur très surveillé de l'immobilier, n'ont pas réussi à décourager les opérateurs américains «car beaucoup estiment que (leur recul inattendu) est une chose saisonnière», a expliqué M. Cardillo, de Rockwell Global Capital.

Burger King s'envole

Les indices ont aussi trouvé du soutien du côté des entreprises, avec l'annonce dimanche notamment de l'acquisition de la chaîne canadienne Tim Hortons (+18,91% à 74,72 dollars au New York Stock Exchange) par la chaîne de restauration rapide américaine Burger King (+19,51% à 32,40 dollars).

Sur le front pharmaceutique, le groupe américain spécialisé dans les traitements de la pneumologie InterMune (+35,41% à 72,85 dollars) a bénéficié de l'annonce de son rachat par le groupe suisse Roche.

Allergan, le fabricant de l'antirides Botox, qui examine la suite à donner à la demande du groupe pharmaceutique canadien Valeant (-0,46 à 116,72 dollars) de convoquer une assemblée générale extraordinaire dans le cadre de son OPA hostile, a cédé 1,30% à 163,41 dollars.

Dans le secteur financier, la banque d'affaires américaine Goldman Sachs, qui a annoncé vendredi qu'elle allait racheter pour 3,15 milliards de dollars de produits financiers liés aux crédits immobiliers «subprime» afin de solder des poursuites aux États-Unis, est monté de 1,37% à 177,87 dollars.

Ann, la maison-mère de la chaîne de prêt-à-porter Ann Taylor, s'est appréciée de 6,45% à 39,94 dollars, dopée par l'action d'investisseurs activistes d'Engine Capital et du fonds Red Alder qui estiment que son titre est sous-évalué et que le groupe devrait explorer de nouvelles pistes stratégiques pour y remédier.

Le géant de la distribution en ligne Amazon, qui selon des informations de presse, vérifiées après la clôture, doit racheter la société Twitch, spécialisée dans la diffusion de jeux vidéo en direct sur internet, a avancé de 0,73% à 334,02 dollars.

Le marché obligataire a progressé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,387% contre 2,403% vendredi soir, et celui des bons à 30 ans à 3,135% contre 3,157% en fin de semaine dernière.




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