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Wall Street: de nouveaux records mais un marché nerveux

Qu'importe l'Ukraine, les inquiétudes sur le ralentissement chinois... (PHOTO BRENDAN MCDERMID, ARCHIVES REUTERS)

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Qu'importe l'Ukraine, les inquiétudes sur le ralentissement chinois et les soupçons de survalorisation de certains grands noms du Nasdaq, «le marché trouve toujours un moyen de dépasser ses peurs, et c'est ce qu'il est en train de faire à l'instant», a commenté Mace Blicksilver, de Marblehead Asset Management.

PHOTO BRENDAN MCDERMID, ARCHIVES REUTERS

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Agence France-Presse
NEW YORK

Les indices vedettes Dow Jones et S&P 500 ont battu de justesse de nouveaux records historiques mardi à la Bourse de New York, dans un marché nerveux, doutant toujours de la valorisation de certains titres technologiques phares. Le Nasdaq, à dominante technologique, est retombé dans le rouge après une progression de près de 2% la veille.

La Bourse de Toronto a clôturé en hausse, soutenue par la publication de résultats trimestriels d'entreprises bien accueillis, ce qui a plus que compensé les données décevantes sur les ventes au détail aux États-Unis. Le dollar canadien s'est pour sa part déprécié de 0,11 cent US à 91,66 cents US.

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Les marchés à la clôture :

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La course vers de nouveaux records de Wall Street reflétait davantage, selon les analystes, une confiance accrue dans les secteurs traditionnels de l'économie américaine (industrie, énergie, grande consommation) qu'un optimisme béat dans la progression de l'ensemble du marché.

Les investisseurs estiment en particulier «que les titres de sociétés à petite capitalisation et du Nasdaq restent trop chers» et ils sont «mal à l'aise» face à des valorisations et des attentes trop élevées de la part du marché, a estimé Jack Abkin, de BMO Private Bank.

Après le net rebond du Nasdaq lundi, le nouvel accès de faiblesse dont il a été victime mardi, et l'essoufflement de l'ensemble du marché n'étonnaient personne.

«Il a suffi d'un tout petit signe de faiblesse sur le marché pour que les courtiers suivent le mouvement et se mettent à vendre», a indiqué Michael James, de Wedbush Securities.

D'autant que les indicateurs américains publiés dans la matinée étaient contrastés.

Dans le secteur très surveillé de la consommation américaine, les ventes au détail n'ont augmenté en avril que de 0,1% par rapport à mars, contre une progression de 0,3% attendue en moyenne par les analystes.

Les prix des produits importés aux États-Unis ont accusé une baisse en avril après quatre mois de hausse et les stocks des entreprises manufacturières et de distribution aux États-Unis ont augmenté conformément aux attentes des analystes en mars.

La situation de crise profonde en Ukraine, les doutes des milieux d'affaires allemands en zone euro et les signes d'un ralentissement économique chinois, restaient aussi dans les esprits.

Comme l'a montré l'engouement persistant pour un marché obligataire jugé plus sûr et moins risqué, «les investisseurs restent très nerveux», a remarqué M. James.

Elizabeth Arden plonge de 23% 

Sur le front des entreprises, l'action (classe C) du géant internet Google, débouté mardi par la Cour de Justice européenne dans une affaire de droit à l'oubli numérique, s'est apprécié de 0,60% à 533,09 dollars.

Le groupe informatique Microsoft, qui a annoncé mardi une version moins chère de sa nouvelle console de jeux Xbox One, a avancé de 1,13% à 40,42 dollars.

Le géant des boissons non gazeuses Coca-Cola, qui a porté à 16% sa part dans le fabricant des machines à boissons et capsules Keurig Green Mountain, a gagné 0,71% à 41,11 dollars.

Le groupe pharmaceutique Pfizer, qui n'exclut pas de réviser son offre et a reconnu mardi qu'il supprimerait des emplois et baisserait le budget de recherche s'il parvenait à racheter le Britannique AstraZeneca, a grignoté 0,24% à 29,20 dollars.

Le groupe de télécommunications AT&T, qui est prêt à mettre jusqu'à 50 milliards de dollars pour prendre le contrôle de l'opérateur de télévision par satellite DirecTV (-1,24% à 86,08 dollars), selon le Wall Street Journal, s'est replié de 1,01% à 36,20 dollars.

Le géant américain de cosmétiques Elizabeth Arden a plongé de son côté de 22,82% à 27,50 dollars, sanctionné pour des résultats trimestriels nettement en-deçà des attentes et une lourde perte.

La banque d'affaires Goldman Sachs, qui a perdu l'un de ses banquiers vedettes ayant piloté l'entrée en Bourse du réseau social Twitter, parti rejoindre un fonds d'investissement, a gagné 0,46% à 160,28 dollars.

Le marché obligataire a avancé. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a reculé à 2,618% contre 2,656% lundi et celui à 30 ans à 3,454% contre 3,492%.




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