Wall Street finit sans direction

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Agence France-Presse
NEW YORK

La Bourse de New York a terminé le mois de février sur une note quelque peu hésitante vendredi, digérant des chiffres moins encourageants que prévu sur la croissance américaine, dans un contexte d'escalade des tensions en Ukraine.

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Les marchés à la clôture : 

  • TSX 14 209,59 / -5,15 (-0,04%)
  • Dow Jones 16 321,71 / 49,06 (0,30%)
  • S&P 500 1 859,45 / 5,16 (0,28%)
  • NASDAQ 4 308,12 / -10,81 (-0,25%)

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Après un début de séance dans le vert, les indices new-yorkais ont légèrement fléchi en deuxième partie de séance, sans réussir toutefois à freiner la progression du S&P 500 vers de nouveaux sommets historiques.

Les opérateurs avaient pourtant appris dans la matinée que la croissance de l'économie américaine avait été moins importante que prévu initialement au quatrième trimestre 2013, une annonce de nature à brider l'enthousiasme des investisseurs.

Le produit intérieur brut (PIB) américain n'a progressé que de 2,4% en rythme annualisé, contre une première estimation de 3,2% et alors que les analystes tablaient en moyenne sur une révision à la baisse moins prononcée, à 2,6%.

«Mais cette nouvelle a été bien prise car elle s'est accompagnée de quelques nouvelles plus positives» comme l'annonce d'une chute (-12,8%) des dépenses publiques ce trimestre-là et d'un bond des investissements des entreprises (de 7,3%), a expliqué Gregori Volokhine, gérant du fonds Meeschaert USA.

D'autre part, «les bonnes surprises du côté de l'activité dans la région de Chicago et du moral des consommateurs ont aidé le marché à conserver sa bonne humeur», ont estimé les experts de Charles Schwab.

L'activité économique de la région de Chicago a affiché contre toute attente une légère progression en février, mettant fin à trois mois consécutifs de baisse. Et une estimation définitive de l'Université du Michigan a fait état d'une amélioration du moral des ménages américains en février, après avoir l'avoir initialement estimé inchangé.

Dans l'immobilier, les promesses de vente de logements se sont stabilisées en janvier (+0,1% sur un mois).

L'Ukraine fait hésiter Wall Street 

Le marché est toutefois devenu plus hésitant en deuxième partie de séance «lorsque ont résonné les bruits de bottes en Ukraine», a précisé M. Volokhine.

Alors que l'Ukraine est en proie à une grave crise politique et se trouve au bord d'un gouffre financier, la Crimée, république autonome du sud du pays, a subi vendredi une «invasion armée» de plus de 2.000 soldats russes aérotransportés dans sa capitale, Simferopol, selon un haut responsable ukrainien.

«Les risques géopolitiques ne sont jamais bons pour le marché» et les répercussions économiques éventuelles pour la Russie et l'Europe d'une telle crise ne sont pas de bon augure pour l'activité des affaires dans la région, a expliqué M. Volokhine.

Sur le front des entreprises, Jos. A. Bank, qui a rejeté l'offre relevée à 63,50 dollars par action de la chaîne concurrente Men's Wearhouse, mais s'est dite ouverte à des discussions, s'est appréciée de 2,95% à 62,08 dollars.

La banque Citigroup a cédé 0,12% à 48,63 dollars après avoir annoncé la révision à la baisse de son bénéfice net annuel à la suite de la découverte d'une fraude au Mexique.

Le fabricant de jouets Mattel s'est apprécié de 0,43% à 37,31 dollars. Le groupe a annoncé vendredi l'acquisition du Canadien Mega Brands pour 460 millions de dollars afin de se renforcer dans le secteur des jeux de construction.

Amazon, qui envisage de se lancer sur le marché très concurrentiel de la musique en ligne en streaming (écoute sans téléchargement) et discute à ce sujet avec des maisons de disques, selon des informations du site spécialisé re/code, s'est apprécié de 0,55% à 362,10 dollars.

Le géant informatique Apple a lâché 0,27% à 526,24 dollars alors que s'est tenue vendredi son assemblée générale. Un tribunal allemand a annoncé avoir débouté vendredi un plaignant qui réclamait plus d'un milliard d'euros à Apple dans une affaire de brevets.

Le fabricant d'équipements et de logiciels en réseau Riverbed, qui a rejeté vendredi l'offre hostile du fond spéculatif Elliott pour 3,36 milliards de dollars, soit 21 dollars par action, mais qui a reçu une offre supérieure selon des informations de presse, a bondi de 7,89% à 22,28 dollars.

Le marché obligataire a terminé sans direction. Le rendement des bons du Trésor à 10 ans a avancé à 2,658% contre 2,642% jeudi soir mais celui à 30 ans a reculé à 3,592% contre 3,596% à la précédente clôture.




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