La Bourse de New York a battu de nouveaux records jeudi, propulsée par de bonnes statistiques aux États-Unis qui semblaient attester de la solidité de la reprise de la première économie mondiale. La Bourse de Toronto a elle aussi clôturé en hausse. 

Mis à jour le 2 août 2013
AGENCE FRANCE-PRESSE

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Les marchés à la clôture:

TSX 12 593,96 / +107,32 points (+0,86%)

Dow Jones 15 628,02 / +128,48 points (+0,83%)

S&P 500 1706,87 / +21,14 point (+1,25%)

NASDAQ 3675,74 / +49,37 points (+1,36%)

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Le Nasdaq, à dominante technologique, s'est apprécié à un nouveau plus haut en presque 13 ans.

Les nouveaux records de Wall Street et en particulier le dépassement du seuil des 1700 points par le S&P 500, «l'indice de référence des professionnels de Wall Street», sont de «bons signes confirmant la vigueur du marché que l'on observe ces dernières semaines», a relevé Gregori Volokhine, de Meeschaert New York.

Dopés avant l'ouverture par de bons chiffres économiques en provenance de Chine et d'Europe, les indices boursiers new-yorkais ont reçu un coup de fouet dans la matinée avec la publication d'indicateurs américains particulièrement bons.

À la veille d'un rapport mensuel sur le chômage et l'emploi aux États-Unis, un net recul des nouvelles inscriptions au chômage outre-Atlantique pour la semaine achevée le 27 juillet a consolidé, après les bons chiffres des embauches privées mercredi, l'idée d'une amélioration du secteur.

«Encore une statistique positive sur le marché de l'emploi», a salué Jim O'Sullivan, économiste de High Frequency Economics.

Dans le domaine manufacturier, Wall Street a applaudi l'annonce d'une accélération plus nette que prévu de l'activité des industries américaines en juillet, selon un indice publié par l'association professionnelle ISM.

«Cela montre clairement que le secteur reprend du poil de la bête aux États-Unis, emmené par les industries automobiles et la construction», a remarqué M. Volokhine.

Dans l'immobilier, en revanche, les dépenses de construction ont accusé un recul-surprise en juin.

La bonne réaction du marché à la salve de bonnes nouvelles économiques jeudi, en dépit des craintes qu'elles ne provoquent un ralentissement de l'aide monétaire exceptionnelle de la banque centrale américaine, était perçue par les experts comme un signal positif.

En effet, alors que la Réserve fédérale (Fed) n'a pas annoncé mercredi de changement immédiat à son programme de soutien à l'économie, «on commence à se dire que l'économie américaine n'en a peut-être plus tellement besoin et que la relance peut continuer par elle-même», a jugé M. Volokhine.

Les opérateurs ont également été stimulés par une salve de résultats d'entreprises globalement bien reçus: le fabricant de produits d'hygiène et de cosmétiques Procter & Gamble s'est apprécié de 1,67% à 81,64 dollars, et dans l'énergie, le groupe pétrolier ConocoPhilips, qui a publié un bénéfice en baisse mais meilleur qu'attendu, a avancé de 1,90% à 66,09 dollars.

Son concurrent et géant du secteur ExxonMobil a quant à lui déçu, plombé par des éléments exceptionnels. Son titre s'est replié de 1,09% à 92,73 dollars.

La vigueur des ventes de voitures aux États-Unis en juillet, montées à leur sommet en sept ans pour ce mois de l'année, a renforcé la hausse des indices: le numéro un américain General Motors (GM), qui a affiché jeudi la plus forte progression, s'est adjugé 1,67% à 36,47 dollars. Ford est quant à lui monté de 1,84% à 17,19 dollars.

Applaudi pour ses très bons résultats trimestriels et le bond de ses ventes, le site internet Yelp, spécialisé dans les critiques de restaurants et de commerces locaux, s'est envolé de 23,21% à 51,50 dollars.

Avant la sortie de ses chiffres trimestriels à la clôture, le réseau professionnel LinkedIn a gagné 4,52% à 213,00 dollars, et l'assureur AIG 3,43% à 47,07 dollars.

Le marché obligataire a nettement reculé. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a progressé à 2,723% contre 2,593% mercredi soir, et celui à 30 ans à 3,774% contre 3,646% la veille.