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La hausse se poursuivra-t-elle après le 19 juin?

Entourez bien la date du 19 juin à votre agenda. C'est ce jour-là, vers 14h15,... (PHOTO ARCHIVES AFP)

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Jean Gagnon.
La Presse

Entourez bien la date du 19 juin à votre agenda. C'est ce jour-là, vers 14h15, que l'on saura si la Réserve fédérale américaine (Fed) permettra aux marchés de monter encore plus haut.

Pas une séance boursière ne se passe sans qu'il soit question du programme d'achats d'obligations de la Fed. C'est qu'il existe une crainte généralisée que lorsque la Fed décidera de mettre fin à ce programme, ou à tout le moins commencera à le réduire, la tendance des marchés boursiers s'inversera et les gains appréciables réalisés depuis le début de l'année fondront comme neige au soleil.

Les statistiques de l'emploi auront beaucoup à dire dans la décision de la Fed. Vendredi, on apprenait que l'économie américaine avait créé 170 000 emplois pour le mois de mai, un peu plus que prévu. On apprenait aussi que le taux de chômage avait légèrement augmenté, passant de 7,5 à 7,6%, plus de gens s'étant mis à la recherche d'un emploi. Résultat, l'indice Dow Jones a bondi de 200 points, le S&P 500, de plus de 1%.

C'est que la Réserve fédérale s'est engagée à poursuivre sa politique très accommodante tant et aussi longtemps que le taux de chômage n'aura pas baissé jusqu'à 6,5%.

Toutefois, des membres influents de la Fed évoquent la nécessité de commencer à limiter cette politique accommodante, de crainte qu'à plus long terme, elle ne cause plus de mal que de bien en exacerbant l'inflation. Ce fut le cas jeudi dernier de Charles Plosser, président de la Réserve fédérale de Philadelphie.

Selon lui, la pression est-elle qu'une décision de réduire les achats d'obligations sera prise à l'issue de la prochaine réunion du Federal Open Market Committee (FOMC), le 19 juin, ou de la suivante le 31 juillet. À la condition, bien sûr, que la performance de l'économie se maintienne.

Charles Plosser a souvent exprimé sa dissidence aux décisions de la Fed. L'an dernier, il s'était opposé à la mise en place de la troisième ronde d'assouplissement quantitatif, rappelle l'agence d'informations Bloomberg. Déjà en mai, il avait exprimé sa préférence pour une réduction des achats d'obligations aussitôt que possible.

Greenspan s'en mêle

Au Québec, le devoir de réserve des personnages publics est souvent oublié. En effet, il se passe rarement un mois sans qu'un Bernard Landry, un Jacques Parizeau ou un Lucien Bouchard ne vienne dire à la première ministre Pauline Marois ce qu'elle devrait faire.

Aux États-Unis, c'est très différent. Il est très peu fréquent que les ex-dirigeants des institutions tentent de s'immiscer dans les décisions sur les enjeux actuels. Allan Greenspan, président charismatique de la Réserve fédérale de 1987 à 2006 aujourd'hui âgé de 87 ans, vient toutefois de rompre avec cette tradition. Vendredi dernier, il conseillait à l'actuel président de la Fed, Ben Bernanke, lors d'une entrevue à CNBC, de commencer à réduire les achats mensuels d'obligations de la banque centrale.

Il faut qu'elle le fasse maintenant, croit M. Greenspan. «La politique de taux d'intérêt près de zéro de la Fed a favorisé les marchés boursiers, mais ceux-ci doivent maintenant se préparer à affronter une hausse des taux plus rapide que prévu», suggérait-il aux dirigeants actuels de la Fed.




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