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Les Bourses européennes sonnées par le plongeon du Nikkei

Les Bourses européennes ont dévissé jeudi, après l'ouverture en repli de Wall... (Photo Associated Press)

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Agence France-Presse
Paris

Les Bourses européennes ont dévissé jeudi, après l'ouverture en repli de Wall Street et encore sonnées par le plongeon du Nikkei (-7,32%), fragilisées de surcroît par un mauvais indicateur chinois et la crainte de voir la Réserve fédérale (Fed) freiner son soutien à l'économie.

«Cela fait beaucoup et la réaction ne s'est pas fait attendre, d'autant que le marché craignait une surchauffe et a pris prétexte de ces facteurs pour se livrer à des ventes après un mois de hausse», explique Xavier de Villepion, vendeur d'actions chez Global Equities.

À la clôture, à la Bourse de Paris, le CAC 40 perdait 2,07%, passant sous les 4000 points, à 3.967,15 points, dans un volume d'échanges nourri de 3,743 milliards d'euros.

À Francfort, l'indice vedette Dax, qui avait enchaîné ces derniers temps les records de clôture, chutait de 2,10%, tout comme le Footsie à Londres.

Le Mib de la Bourse de Milan dévissait de 3,06% et, à Madrid, l'Ibex 35 reculait de 1,51%.

La production manufacturière en Chine s'est contractée en mai, une première depuis octobre, selon un indicateur provisoire de la banque HSBC qui a aussitôt relancé les inquiétudes sur la vigueur de la croissance dans la deuxième économie mondiale.

«Les investisseurs sont par ailleurs prompts à se livrer à des ventes estimant que le marché est largement suracheté après avoir progressé pratiquement sans interruption depuis le 20 avril», a ajouté M. de Villepion.

«L'heure du doute a sonné», soulignaient les analystes d'Aurel, en référence à la banque centrale américaine.

Lors d'une audition au Sénat mercredi, le président de la Fed, Ben Bernanke, a indiqué qu'il voulait éviter un tour de vis «prématuré» de la politique monétaire ultra-accommodante actuellement en cours avant de souligner que l'institution était prête à ralentir ses injections de liquidités dans l'économie.

La politique actuelle de la banque centrale américaine, qui se traduit notamment par le rachat d'actifs financiers sur les marchés à hauteur de 85 milliards de dollars par mois, a en effet largement participé à l'essor des indices boursiers ces derniers mois.

L'euro progressait cependant face au dollar, les cambistes effectuant quelques achats à bon compte après l'accès de faiblesse de la monnaie unique européenne la veille, dans un marché également porté par les signes d'amélioration en mai de l'activité privée dans la zone euro.

Vers midi, il valait 1,2899 dollar contre 1,2855 mercredi soir.

Le retour de l'aversion au risque n'a en revanche pas épargné le marché obligataire. Les taux longs italiens flirtent à nouveau avec les 4% et les taux longs espagnols sont remontés lors d'une émission à moyen et long terme.




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