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Allégations de pots-de-vin: SNC répond

Le pdg Robert Card...

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Le pdg Robert Card

La Presse Canadienne
Montréal

SNC-Lavalin (T.SNC) affirme que les allégations rapportées dans des médias, mercredi, selon lesquelles une filiale a utilisé un code secret pour des pots-de-vin concernant plusieurs projets en Afrique et en Asie constituent une affaire réglée faisant partie du passé.

L'entreprise a dit s'attarder à aller de l'avant avec des systèmes qui empêcheraient que de tels problèmes resurgissent à l'avenir.

Le Globe and Mail et Radio-Canada ont fait état mercredi de documents internes indiquant que SNC aurait versé des «frais de consultants» entre 2008 et 2011 pour décrocher plusieurs contrats de développement.

Les paiements sont décrits par les lettres «PCC» pour «Project Consultancy Cost».Mais Mohamed Ismail, un ancien ingénieur de SNC-Lavalin International, ayant accepté d'étudier les documents obtenus par le Globe et le réseau anglais de Radio-Canada, a dit croire qu'il s'agissait en fait de «pots-de-vin».

M. Ismail fait face à des accusations à Toronto pour tentative de corruption au Bangladesh, mais a accepté de commenter cette affaire sur des projets dans d'autres pays.

Le Globe et Radio-Canada font état de «frais de consultants» dans 13 projets.

Un ancien ministre bangladais nie tout rôle

Par ailleurs, soupçonné d'avoir demandé des pots-de-vin pour favoriser SNC-Lavalin, un ancien ministre du gouvernement du Bangladesh espère que l'imminent procès à Toronto d'anciens dirigeants de la société d'ingénierie, accusés de corruption, permettra de le laver de tout soupçon.

Lors d'un entretien accordé à La Presse Canadienne, Syed Abul Hossain a dit croire qu'il obtiendrait justice du tribunal canadien.

L'ancien ministre des Communications n'a pas été accusé, mais des informations circulant au Bangladesh laissent entendre qu'il devait recevoir 4% de la valeur d'un contrat pour lequel SNC-Lavalin avait soumissionné mais qui n'a finalement jamais été attribué. D'autres responsables auraient mis la main sur un autre 6% du contrat, qui valait environ 35 millions $ US, selon M. Hossain.

Ramesh Shah, âgé de 61 ans, et Mohammad Ismail, 48 ans, tous deux de Mississauga, près de Toronto, seront traduits en justice à Toronto. Ils sont accusés de tentative de corruption relativement au projet de pont Padma, d'une longueur de six kilomètres, au Bangladesh. Une audience préliminaire a eu lieu le mois dernier, mais elle fait l'objet d'une ordonnance de non-publication.

Les deux suspects ont été arrêtés l'an dernier, après que la Gendarmerie royale du Canada eut effectué une descente dans les locaux de SNC-Lavalin à Oakville, en Ontario, en septembre 2011, à la demande de la Banque mondiale.

Les anciens employés de SNC-Lavalin doivent de nouveau comparaître en cour le 29 mai.

M. Hossain, qui a été ministre entre janvier 2009 et mai 2011, nie avoir attribué le contrat à SNC-Lavalin en échange de pots-de-vin.

Dans le cadre d'une entrevue accordée depuis Dacca, capitale du Bangladesh, M. Hossain a affirmé n'avoir joué aucun rôle dans le choix du superviseur du projet, s'étant contenté de présenter les résultats de la sélection à un comité du cabinet bangladais. Le processus a été mené par des responsables du ministère, a-t-il dit.

L'ancien ministre a aussi indiqué avoir rencontré à deux reprises des représentants de SNC-Lavalin, incluant les deux accusés. Aucune sollicitation ou offre de pots-de-vin n'a cependant eu lieu, a-t-il assuré.




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