Deux recours collectifs intentés aux États-Unis contre la firme québécoise de biotechnologie AEterna Zentaris (T.AEZ) ont fait chuter le cours de ses actions de près de 10%, mardi.

Philippe Mercure LA PRESSE

Les deux recours, déposés par les cabinets Robbins Umeda et Faruqi&Faruqi devant une cour new-yorkaise, allèguent que l'entreprise de Québec et certains de ses dirigeants ont publié des informations «fausses ou trompeuses» au sujet de la périfosine, une molécule qu'AEterna rêvait de commercialiser pour traiter le cancer colorectal.

Le 2 avril, AEterna Zentaris avait publié les résultats d'une étude menée sur des patients qui montrait que le médicament n'est pas plus efficace qu'un placebo. L'action de l'entreprise avait dégringolé de 67% pendant la journée.

Les firmes à l'origine des recours affirment que l'entreprise a «omis de publier de façon précise des informations importantes à propos du potentiel et des perspectives de la périfosine», selon le libellé utilisé par le cabinet Robbins Umeda. Les actionnaires s'en seraient retrouvés lésés.

Le titre d'AEterna a encore piqué du nez, mardi, perdant 5 cents ou 9,68% pour clôturer à 42 cents. Il avait touché la barre des 2$ pas plus tard qu'en mars, et se négociait au-dessus de 6$ en 2007.

La firme Faruqi&Faruqi désigne directement le président d'AEterna, Juergen Engel, et le chef des affaires financières, Dennis Turpin, dans sa requête. Les deux recours s'adressent aux actionnaires qui ont acheté des actions d'AEterna Zentaris entre le 3 février 2010 et le 1er avril 2012, soit la veille de la débandade en Bourse du titre.

«La Société examine actuellement les allégations, estime qu'elles sont sans fondement et soutient que son dossier d'information continue est en règle. AEterna Zentaris juge que les poursuites sont absolument dépourvues de fondement et entend se défendre vigoureusement», a fait savoir mardi l'entreprise par voie de communiqué.