La Bourse de New York a fini en nette baisse jeudi, incapable de retrouver un second souffle face au chaos grec et à des statistiques moins bonnes qu'attendu aux États-Unis: le Dow Jones a cédé 1,24% et le Nasdaq 2,10%.

AGENCE FRANCE-PRESSE

Selon les chiffres définitifs à la clôture, le Dow Jones Industrial Average a perdu 156,06 points à 12 442,49 points, son plus bas en séance, et le Nasdaq, à dominante technologique, 60,35 points à 2813,69 points.

L'indice élargi Standard & Poor's 500 a reculé de 1,51% (-19,94 points) à 1304,86 points.

À Toronto, le TSX a fini à 11 330,68 points en très légère hausse de 4,60 point ou 0,04%.

Wall Street a ouvert en baisse et, après une tentative de rebond, a creusé son repli au fil de la journée, pour accélérer les pertes en fin de séance.

«Je n'aime pas la clôture de ce soir: une telle accélération en fin de séance n'est jamais bonne», a déclaré Evariste Lefeuvre, économiste chez Natixis, soulignant: «ça fait plusieurs fois (en peu de séances) que l'on finit sur des plus bas». L'indice Dow Jones a ainsi terminé à son plus bas niveau depuis le 17 janvier.

«Grosso modo, l'indice de Philadelphie a plombé tout le monde», a-t-il expliqué.

L'activité manufacturière de la région de Philadelphie s'est contractée en mai, selon le dernier relevé de la Réserve fédérale.

Cet indice a chuté de 14,3 points par rapport à avril, et est tombé dans le rouge pour la première fois depuis le mois de septembre, à -5,8. La prévision médiane des analystes le donnait en légère hausse, à 8,8.

Et pour la première fois en sept mois, l'indice composite des indicateurs économiques américains a baissé en avril, de 0,1% par rapport à mars, où il avait augmenté de 0,3%. Ceci est le signe que l'économie des États-Unis «peine à gagner de l'élan», selon le Conference Board, auteur du rapport.

Dans ce contexte, les chiffres stables des nouvelles inscriptions au chômage aux États-Unis n'ont apporté aucun réconfort.

Aux États-Unis, «les principaux indicateurs sont légèrement inférieurs à ce qui était attendu» et se sont ajoutés «aux développements en Europe», ce qui a mis «le marché sur la défensive», a dit de son côté Peter Cardillo, de Rockwell Global Capital.

Les investisseurs américains, qui avaient pu croire au début de l'année que la crise étaient contenue, se remettaient à suivre toutes les péripéties politiques à Athènes et en premier lieu celles entourant l'organisation du prochain scrutin, le 17 juin.

Le marché obligataire a fini en légère hausse. Le rendement du bon du Trésor à 10 ans a reculé à 1,702% contre 1,765% mercredi soir, et celui à 30 ans à 2,805% contre 2,906%.