L'éventail des fonds négociés en Bourse (FNB) s'élargit encore un peu plus. Le Groupe financier BMO vient d'ajouter neuf fonds à sa famille qui compte désormais 22 choix de placement.

Stéphanie Grammond
Stéphanie Grammond LA PRESSE

Surfant sur la mode des pays des émergents, BMO offrira un fonds d'actions chinoises ainsi qu'un fonds d'actions indiennes. Toutes les familles de FNB canadiennes distribuent déjà des fonds spécialisés dans les actions de pays émergents. Claymore offre aussi un FNB qui cible uniquement les pays BRIC (Brésil, Russie, Inde, Chine).

Les nouveaux FNB de BMO permettront d'investir à la carte, en sélectionnant précisément la Chine ou l'Inde.

Il existe une douzaine de fonds communs de placement spécialisés dans les actions chinoises. Mais leur frais de gestion médian est de 2,9% par année. C'est quatre fois plus cher que les FNB de BMO, dont le ratio de frais de gestion maximal de 0,65%.

De manière générale, les FNB coûtent beaucoup moins cher en frais de gestion que les fonds communs, car les FNB se contentent de refléter le rendement d'un indice boursier, sans intervention d'un gestionnaire actif.

Parmi les autres nouveautés de BMO, on trouve aussi deux fonds d'obligations de sociétés (échéances de moyen ou de long terme), un fonds d'obligations qui reflète l'univers complet des obligations canadiennes (frais de gestion concurrentiel de 0,28%), un fonds d'infrastructures mondiales, un fonds spécialisé dans les services aux collectivités, un fonds de technos (NASDAQ 100 couvert en dollars canadiens) et un fonds de petites sociétés aurifères.

Une industrie de 30 milliards

Avec 200 millions de dollars sous gestion, la famille BMO est la dernière venue dans l'industrie des FNB qui a atteint 30 milliards de dollars au Canada, et 1000 milliardsUS à l'échelle mondiale, selon la firme BlackRock, propriétaire de la famille iShares.

Au Canada, la famille iShares demeure le chef de file des FNB, avec 80% du marché. Ses actifs sous gestion ont franchi le cap des 25 milliards à la fin de 2009, à la faveur d'une remontée de plus de 30% de l'indice phare de la Bourse canadienne l'année dernière.

Depuis plusieurs années, les FNB gagnent en popularité par rapport aux fonds communs de placement. Alors que les actifs des fonds communs ont cru à un rythme de 6% depuis cinq ans, «les FNB affichent un taux de croissance de 30% par année depuis cinq ans, ce qui témoigne de l'attrait qu'ils exercent auprès des investisseurs», affirme Heather Pelant, directrice générale et responsable des iShares au Canada.