Les marchés boursiers ont fait marche arrière de façon unanime lundi, les investisseurs démontrant leur inquiétude devant le sursis donné à General Motors (GM) et Chrysler.

Michel Munger
Michel Munger LA PRESSE

Ainsi, l'indice S&P/TSX de la Bourse de Toronto a chuté de 3,18% ou 280,20 points à 8540,86 points.

À New York, l'indice industriel Dow Jones a perdu 3,27% ou 254,16 points à 7522,02 points. Notamment, la peur à propos du sort de GM fait dégringoler son action de 25,41% à 2,70 $ US à New York.

Le NASDAQ, à forte teneur technologique, a aussi reculé de 2,81% ou 43,40 points à 1501,80 points.

Le S&P 500, un indice à la portée élargie, a qaunt à lui cédé 3,48% ou 28,41 points à 787,53 points.

Les principales places boursières européennes ont elles aussi été affectées par la crainte, et ce jusqu'à la fermeture.

À Francfort, le DAX a perdu 5,1% à 3989,23 points, la Bourse de Londres a retranché 3,49% à 3762,91 points et le CAC 40 parisien a cédé 4,27% à 2719,34 points.

La frilosité des marchés s'explique par deux raisons.

La première, c'est le dépôt d'un plan de relance pour l'industrie automobile aux États-Unis, qui laisse planer l'incertitude. L'administration du président démocrate Barack Obama a donné 60 jours à GM pour déposer un nouveau plan de restructuration et 30 jours à Chrysler pour boucler la prise de participation par le constructeur italien Fiat.

M. Obama avait déjà obtenu la démission de Rick Wagoner, PDG de General Motors. Ce dernier sera remplacé par Fritz Henderson, qui était numéro deux de GM.

De plus, Washington a fait savoir par l'entremise du groupe de travail présidentiel sur le secteur automobile qu'une restructuration dans le cadre de la loi sur les faillites serait la meilleure solution pour GM et Chrysler.

Deuxièmement, les investisseurs ont de quoi s'inquiéter à la lecture des révélations faites lundi par le quotidien britannique Financial Times. Le journal a indiqué que la réunion du G20 ne mènera pas vers de nouveaux engagements pour relancer l'économie mondiale.