(Toronto) Plus de la moitié des répondants à un sondage de la Banque Scotia craignent de devoir retourner sur le marché du travail après avoir pris leur retraite en raison d’éventuelles pressions financières.

La Presse canadienne

Les résultats de l’enquête révèlent que les répondants canadiens s’attendent en moyenne à prendre leur retraite à 64 ans, tandis que 6 % d’entre eux prévoient ne jamais prendre leur retraite.

La crainte de perdre leur indépendance financière inquiète 59 % des répondants, tandis que 53 % craignent de devoir retourner au travail après la retraite, selon le sondage de la Banque Scotia mené par Nielsen Consumer Insights. Cette dernière a interrogé 1012 personnes entre le 25 janvier et le 3 février.

Même si près de sept travailleurs sur dix épargnent pour la retraite, la même proportion d’entre eux pense qu’ils n’épargnent pas suffisamment.

Selon les résultats, les répondants s’attendent à avoir besoin de 697 000 $ en épargne-retraite, un montant inférieur à celui de 753 000 $ évoqué lors d’un sondage semblable en 2017. C’est nettement inférieur au million de dollars que de nombreux conseillers financiers suggèrent pour une retraite sûre, a observé la Scotia.

Le sondage révèle que la planification de la retraite est passée dans l’ombre des priorités financières plus immédiates. Alors qu’elle était une priorité absolue pour 32 % des Canadiens en 2017, l’épargne pour la retraite ne l’était plus que pour moins d’un quart des Canadiens dans le plus récent sondage.

Sur les 32 % de répondants qui n’épargnent pas pour la retraite, près de la moitié ont entre 18 et 35 ans.

« Nous sommes conscients que les jeunes ont d’autres priorités à cette période de leur vie : lancer leur carrière, rembourser leurs prêts étudiants et épargner en vue d’acheter leur première propriété », a observé le premier vice-président aux dépôts de détail, placements et paiements à la Banque Scotia, D’Arcy McDonald.

« Le meilleur conseil que nous puissions leur donner, c’est de commencer à épargner tôt pour la retraite. Même si le montant est peu élevé, le simple fait de cotiser par prélèvement automatique est une excellente façon de développer des habitudes essentielles qui seront rentables à long terme dans le cadre d’un plan financier. »