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Marchés émergents, potentiel négligé

Même un peu ralenti, en Chine notamment, le... (PHOTO ARCHIVES REUTERS)

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Même un peu ralenti, en Chine notamment, le potentiel de croissance et de valeur ajoutée à moyen terme des économies émergentes demeure très supérieur à ce que les investisseurs peuvent espérer dans les économies développées.

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Chaque semaine, un financier répond à nos questions. Il donne sa lecture des marchés, offre son point de vue sur la Bourse et lance quelques conseils d'investissement. Cette semaine, Christine Tan, gestionnaire principale de portefeuille à la firme de fonds Excel, qui se spécialise dans les marchés d'économies émergentes.

L'ÉVÉNEMENT DE LA SEMAINE

C'est l'ajustement des prévisions de bénéfices parmi les entreprises les plus influentes dans les principales économies du monde. Ça crée de l'incertitude envers le potentiel de valeur ajoutée dans ces marchés.

Mais dans notre sphère d'intérêt aux fonds Excel, ça rehausse l'importance pour les investisseurs d'ajuster leur perception des économies émergentes.

Même un peu ralenti, en Chine notamment, le potentiel de croissance et de valeur ajoutée à moyen terme y demeure très supérieur à ce que les investisseurs peuvent espérer dans les économies développées.

La performance récente de nos fonds en témoigne.

Rendements totaux comparés (neuf mois au 30 sept. 2015)

Indice S&P 500 :  -5 % (en $US)

Indice MSCI-monde : -5 % (en $US)

Indice S&P/TSX : -7 % (en $CAN)

Fonds Chine/Inde Excel : +7,5 % (en $CAN)

Fonds actions-marchés émergents Excel : +6 % (en $CAN)

Fonds revenu-marchés émergents Excel : +4,7 % (en $CAN)

Sources : Bloomberg, fonds Excel

DES INDICATEURS À SUIVRE

La forte hausse du dollar américain sur le marché des devises pèse lourd sur les finances de plusieurs pays d'économie émergente. Elle influence négativement la perception de valeur et de rendement des placements dans ces pays.

Nous gardons donc un oeil attentif sur les propos des dirigeants de la Réserve fédérale américaine (Fed) et leur impact sur la valeur du dollar.

Par ailleurs, la Chine demeure évidemment « l'éléphant dans la pièce ». Nous surveillons donc ses principales données économiques, incluant la gestion de sa monnaie (yuan) et de ses énormes réserves de devises étrangères.

Nous avons vu récemment comment le moindre changement de politique monétaire en Chine peut désormais déclencher des vagues dans les marchés financiers du monde.

OÙ INVESTIR

Parmi nos placements dans les économies émergentes, nos portefeuilles sont surpondérés ces temps-ci dans les marchés des économies nationales qui profitent le plus de la baisse de prix des matières premières et du pétrole.

En Inde en particulier, parce que cette économie importe près de 80 % de son pétrole pour ses besoins énergétiques qui, jusqu'à l'an dernier, devaient être largement subventionnés par l'État.

Nos autres préférences courantes incluent les trois économies d'Asie qui sont devenues des puissances industrielles, avec des entreprises désormais concurrentielles au niveau mondial dans leurs créneaux spécifiques.

Ce trio comprend évidemment la Chine, mais aussi la Corée du Sud et Taiwan.

DES PLACEMENTS À ÉVITER

Nous sommes sous-pondérés dans les pays d'économie émergente dont une part importante des revenus proviennent de l'exportation de matières premières, le pétrole en particulier.

Ça comprend le Moyen-Orient, mais aussi le Brésil, dont l'important secteur du pétrole offshore est en difficulté.

Par ailleurs, nous sommes prudents envers certains pays émergents, comme l'Indonésie, dont la croissance repose autant sur la demande intérieure que sur le commerce extérieur.

La devise indonésienne (rupiah) s'est dépréciée de 30 % environ face au dollar américain. Ça gonfle le coût des importations de biens et d'équipements, très importantes en Indonésie, alors que ses industries exportatrices ne sont pas encore assez développées pour bénéficier d'une monnaie dévaluée.

UN PLACEMENT SOUS-ESTIMÉ

Malgré leur perception mitigée à court terme, les placements dans les économies émergentes demeurent incontournables pour les portefeuilles axés sur la plus-value à moyen terme.

Mais pour en tirer le meilleur, la gestion de ces placements doit être active et privilégier une approche plus nationale, voire sectorielle.

Chez Excel, malgré notre sous-pondération courante envers le Brésil, nous continuons d'y trouver des entreprises performantes dans des secteurs dynamiques malgré la morosité de l'économie nationale.

Les investisseurs qui s'intéressent aux économies émergentes ont avantage à utiliser des produits de placement ciblés, comme des fonds en bonne gestion active.

En comparaison, des fonds en gestion passive et indicielle manquent largement les bonnes occasions spécifiques à certains pays.

L'EXPERTE DE LA SEMAINE

Christine Tan est gestionnaire principale de portefeuilles et directrice réglementaire à la firme torontoise des fonds Excel, qui se spécialise dans les économies émergentes.

Le portfolio principal d'Excel comprend une quinzaine de fonds gérés pour les particuliers-investisseurs, qui cumulent près de 600 millions en actifs sous gestion. Excel amorce aussi l'offre de ses stratégies de placement en économies émergentes auprès des gros investisseurs institutionnels.




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