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Ce que Google pense du Québec inc.

Des millions d'internautes interrogent chaque jour le premier... (Photo Krisztian Bocsi, Bloomberg)

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Des millions d'internautes interrogent chaque jour le premier moteur de recherche dans le monde pour combler leurs trous de mémoire ou l'enrichir.

Photo Krisztian Bocsi, Bloomberg

Paul Durivage
La Presse

Google a sa petite idée sur à peu près tout : la France est « gay », l'Allemagne est « riche », la Suède « heureuse ». Mais que pense le puissant moteur de recherche des grandes valeurs boursières québécoises ?

Des millions d'internautes interrogent chaque jour le premier moteur de recherche dans le monde pour combler leurs trous de mémoire ou l'enrichir. Le géant du web devance même les attentes des utilisateurs en émettant des suggestions de recherche lors de la saisie sur le clavier. Cette pratique d'autocomplétion, qui permet de gagner du temps, s'appuie sur l'historique de recherches de l'usager (nous nous répétons, croit Google) combiné à des tendances plus générales notées pour l'ensemble des internautes.

Un étudiant à l'Université du Michigan s'est ainsi amusé à observer ce que propose Google comme adjectif associé à une requête pour différents pays. Pour chacun, le jeune homme a tapé toujours le même début de phrase « why is (nom du pays) so... ». Les résultats, qui portaient sur le mois de janvier, sont étonnants et pas toujours politiquement corrects. Google estime notamment que la Russie est « big », la Lituanie « suicidaire », la Belgique « ennuyeuse », l'Italie « raciste », l'Espagne « vide » et l'Irlande « verte »... Merci Google !

À partir d'un ordinateur dont l'historique de recherches a été vidé, nous avons fait de même pour les stars du Québec inc. en demandant à Google « why is (nom de compagnie) ... » Nous l'avons interrogé en anglais puisque c'est la première langue d'usage pour le moteur de recherche et que les suggestions étaient plus spontanées. Voici quelques résultats - dénués de toute prétention scientifique - apparus à l'écran, avec nos commentaires de marché.

BCE : « Pourquoi les actions de BCE sont-elles en baisse ? »

Excellente question, mon cher Google ! Le géant montréalais des communications s'est replié en Bourse après avoir touché un sommet historique, la semaine dernière. Les concurrents Rogers Communications, Telus et Québecor se sont aussi repliés en début de semaine, bien que dans une moindre mesure. Les entreprises de télécoms fourbissent leurs armes pour une nouvelle guerre dans le sans-fil, depuis l'attribution du spectre de 700 MHz.

Canadien National : « Pourquoi investir dans le Canadien National ? »

Ceux qui ont investi dans le Canadien National n'ont pas eu à le regretter. Le premier transporteur ferroviaire canadien a généré un rendement enviable de 24 %, incluant un dividende de 1,6 %, dans les 12 derniers mois. Le titre a touché un sommet historique, la semaine dernière, et approche maintenant de son prix cible sur un an. Les analystes lui préfèrent maintenant le CP en raison de son programme de réduction des coûts.

CGI : « Pourquoi Groupe CGI est si cher ? »

Les actions de CGI peuvent paraître chères après avoir quadruplé de valeur en cinq ans jusqu'à son sommet historique de novembre dernier. En repli depuis le début de l'année, l'entreprise de services informatiques se négocie à 15 fois les profits courus, ce qui est bas comparé au multiple de 19 appliqué aux autres grandes valeurs de la Bourse TSX. Le titre demeure un grand favori dans la communauté financière avec 16 recommandations d'achat, contre une de vente et trois « conserver ».

Bombardier : « Pourquoi le prix de l'action de Bombardier est-il si bas ? »

Bombardier brûle le capital alors que se poursuivent les essais en vol de la CSeries. L'avionneur devrait procéder, cette semaine, à une mise à jour du programme dont les coûts devraient maintenant atteindre 4,4 milliards de dollars, notamment en raison du report des premières livraisons. L'analyste Walter Spracklin de RBC Dominion Valeurs mobilières estime toutefois que le cours du titre prend déjà en compte toutes les nouvelles négatives. Celui-ci vient de relever sa cible de prix de 4 $ à 5 $ pour le titre qui cotait à 3,85 $ encore jeudi.

Dollarama : « Pourquoi Dollarama est-elle si "cheap" ? »

La question fait probablement référence à la politique de bas prix de la chaîne de magasins pleins de ressources. Quant au titre « DOL », qui approche les 90 $ pièce, il est tout sauf « cheap ». L'entreprise montréalaise lancée par Larry Rossy a plus que quadruplé de valeur depuis son entrée en Bourse il y a quatre ans et vaut maintenant plus de 6 milliards. Le cours actuel de l'action capitalise 26 fois les profits courus.

Air Canada : « Pourquoi Air Canada est-elle si chère ? »

Hum ! La question fait probablement référence plus aux prix pratiqués par le transporteur aérien. Ses actions sont plutôt en solde, ces jours-ci. Le titre, qui volait au ras des pâquerettes il y a deux ans à peine, a quadruplé de valeur l'an dernier et approchait même les 10 $ pièce en janvier. Il s'est replié depuis à moins de 6 $ après la publication de résultats financiers trimestriels inférieurs aux attentes des analystes en raison des conditions météorologiques extrêmes et de la faiblesse du dollar canadien.




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