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Les FNB de dividendes: attention à la concentration

Plusieurs investisseurs se tournent vers les fonds négociés... (Photo Associated Press)

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Plusieurs investisseurs se tournent vers les fonds négociés en Bourse (FNB) spécialisés en dividendes, généralement pour augmenter leurs revenus.

Photo Associated Press

Yves Bourget

Collaboration spéciale

La Presse

Plusieurs investisseurs se tournent vers les fonds négociés en Bourse (FNB) spécialisés en dividendes. Généralement pour augmenter leurs revenus, dans une époque où les taux d'intérêt sont très bas. Or, même s'ils détiennent tous des actions versant des dividendes, ces fonds ne sont pas tous pareils, selon les analystes interrogés par La Presse+.

Certains FNB de cette catégorie ont une forte concentration de titres financiers. On y retrouve surtout des banques, mais aussi des sociétés d'assurances.

C'est le cas du plus important et du plus ancien FNB du genre au Canada, l'iShares Dow Jones Canada Select Dividend Index Fund (XDV) du manufacturier BlackRock. Ses titres financiers comptent pour 50 % de la valeur du fonds.

Mais c'est aussi le cas du PowerShares Canadian Dividend Index ETF (PDC) et du nouveau Vanguard FTSE Canadian High Dividend Yield Index (VDY), dans lesquels les titres financiers comptent respectivement pour 67 % et 58 % de leurs avoirs.

De plus, le Vanguard détient 29 % en titres énergétiques, de sorte que deux secteurs comptent pour près de 90 % du fonds.

Dans le cas de l'iShares, les titres de télécommunications et de l'énergie comptent chacun pour 15 %. De sorte que trois secteurs représentent 80 % du fonds.

Enfin, dans le cas du PowerShares, il détient 14 % en titres énergétiques, pour un total de 80 % dans deux secteurs seulement.

Oubliez le dividende!

«Quand vous achetez un FNB de dividendes, il faut d'abord oublier le dividende. Vous devez toujours comprendre à quels secteurs économiques vous participez pour juger de leur potentiel de croissance et pour vous assurer que vous n'êtes pas trop exposé à un seul secteur. C'est très important, car plusieurs particuliers possèdent souvent déjà des banques ou des pipelines qui leur versent des dividendes», prévient Yves Rebetez, directeur général et rédacteur en chef d'ETF Insight.

«Même si vous ajoutez le dividende comme critère, vous devriez avoir plus de diversification, surtout en cas de ralentissement du secteur bancaire au Canada», ajoute-t-il.

Stratégie

Comme leurs noms l'indiquent, ces trois fonds adoptent une stratégie passive qui consiste à mimer le contenu d'un indice.

«Peu importe l'indice qu'ils tentent de reproduire, ça ne change rien au fait que vous vous retrouvez avec une forte concentration de titres bancaires. Est-ce bien ce que vous voulez?» demande Dan Hallett, vice-président et directeur, gestion d'actifs, chez Highview Financial Group, dont la firme n'utilise aucun FNB de dividendes dans les portefeuilles de ses clients.

«Outre le risque de surexposition à un ou deux secteurs, le XDV ne contient que 30 titres, ce qui nous paraît insuffisant», ajoute Pat Chiefalo, directeur des produits dérivés et produits structurés à la Financière Banque Nationale.

Il leur préfère le BMO canadien de dividendes (ZDV) pour son portefeuille plus équilibré de 51 titres.

Lancé en octobre 2011, ce FNB offre un bon équilibre entre risque, potentiel d'appréciation et rendement courant de dividende, et ce, à un coût très faible, soit un ratio de frais de gestion de 0,35 % contre 0,55 % pour le fonds iShares.

«À 31 %, sa pondération en titres financiers est légèrement inférieure à celle de l'indice composé S&P/TSX, alors que celle de 29,9 % en titres énergétiques est supérieure à celle de 25 % dans le même l'indice», note-t-il.

Yves Rebetez aime le FNB iShares S&P/TSX Canadian Aristocrats Index (CDZ), qui sélectionne des titres de sociétés qui accroissent leur dividende, mais qui ne sont pas écartées immédiatement si leur dividende cesse d'augmenter. Il souligne qu'il détient plus d'actions à capitalisation moyenne et basse que le XDV, ce qui peut entraîner un élément de risque supérieur. Par contre, on y retrouve 62 titres, contre 30 dans le XDV.

De manière générale, il favoriserait les nouveaux FNB pour éviter la concentration dans un ou deux secteurs.

«J'aime assez des méthodes qui introduisent une discipline par rapport à la sélection des titres, que souvent les particuliers ne sont pas capables d'appliquer. La discipline de vente qu'introduisent ces paramètres est ce qui peut vous économiser le plus d'argent. Dans cette optique, le First Asset Morningstar Canada Dividend Target 30 Index (DXM), lancé en février 2012, me paraît aussi un choix valable. Les titres y sont sélectionnés selon la recherche exclusive à Morningstar. Cela se traduit par un portefeuille différent des autres FNB par rapport aux secteurs et aux actions», fait valoir Yves Rebetez, qui aurait tout de même préféré plus de titres que les 30 proposés. Il indique que le FNB de dividendes d'actions américaines géré selon la même approche en détient 50.

Pour ceux qui veulent payer plus cher pour une gestion active, Pat Chiefalo et Yves Rebetez n'ont que de bons mots pour le Horizons Actif dividendes canadiens, géré par Guardian Capital depuis l'automne dernier. «Nous sommes impressionnés par les résultats du FNB Horizons Dividendes mondiaux (HAZ) que Guardian gère déjà depuis juillet 2010», confie Pat Chiefalo.

«Guardian a développé une méthode quantitative et qualitative, cherchant à tirer parti autant des actions versant des dividendes élevés que de celles offrant des dividendes en croissance. Le gestionnaire a plus de flexibilité dans sa sélection», indique Yves Rebetez.




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