Régler une succession ne se fait pas en claquant des doigts. Les connaissances que le liquidateur doit avoir sont très étendues, mais différentes options s'offrent à lui afin qu'il puisse bien s'acquitter de ses tâches.

Hugo Fontaine
Hugo Fontaine LA PRESSE

Il y a plusieurs obligations, étapes et délais que le liquidateur doit respecter, sous peine de poursuites, note Alain Fortin, directeur principal, services fiduciaires et formation à la Banque Laurentienne. Et il y a des conséquences pour les héritiers.

Le règlement d'une succession demande des connaissances en finance (le liquidateur a l'obligation de faire des placements rentables); en administration (on ne peut pas vendre les biens n'importe quand, à n'importe quel prix); en fiscalité (le code civil impose de faire les bons choix fiscaux); et en matière légale.

«Personnellement, je ne connais beaucoup de monde qui ont tout ça», note Alain Fortin.

Il y a trois façons de procéder pour le liquidateur. La première est de faire tout soi-même. «Il faut très disponible, parce qu'il y a des délais à respecter, souligne Alain Fortin. Et se sentir assez solide sur le plan des connaissances nécessaires.»

La deuxième option est d'engager les professionnels compétents dans chaque domaine. «Il faut être en contrôle de ses affaires, avoir des références, savoir qui appeler, et quand, explique M. Fortin. On doit également faire le lien entre les différents professionnels. C'est du sport, mais c'est faisable.»

La dernière option est d'engager une fiducie qui offrira les quatre expertises. «Dans ce cas, il n'y a qu'une seule personne à contacter en cas de problème, dit Alain Fortin. Comme liquidateur, on est toujours responsable, mais on a moins le contrôle. Il faut aussi s'attendre à ce que ça coûte plus cher que de le faire soi-même.»

Régler une succession prend généralement entre six mois et un an.