Les taux longs ont suivi leur tendance à la hausse cette semaine, tant au Canada qu'aux États-Unis.

Hugo Fontaine
Hugo Fontaine LA PRESSE

Les taux des obligations du Trésor américain de 30 ans, par exemple, ont monté de 7 points de base pour terminer la séance à 4,38% hier. Le taux n'est plus qu'à 24 points de son niveau d'il y a un an.

«La mise sous surveillance de la cote de crédit du Royaume-Uni s'est traduite par des rumeurs que la cote de crédit du gouvernement des États-Unis pourrait aussi être abaissée, explique Benoît Durocher, vice-président exécutif et chef stratège économique d'Addenda Capital. Ça n'a pas aidé.»

Des rumeurs émanant du Japon et voulant que les obligations du Trésor américain étaient surévaluées, même aux taux que l'on connaît, ont également eu une influence sur le marché, note l'observateur.

C'est ainsi que les journées sont assez volatiles par les temps qui courent sur les marchés. «Mais la toile de fond économique ne change pas tant que ça», dit Benoît Durocher.

Au Canada, par exemple, les derniers chiffres sur l'inflation sont assez conformes aux prévisions de la Banque du Canada, et on devrait assister à une inflation négative au troisième trimestre. Mais le prix du pétrole, facteur de désinflation pour le troisième trimestre, est plus élevé qu'à la fin de l'année dernière et devrait avoir l'effet contraire au quatrième trimestre.

«Le marché voit peut-être à travers la baisse temporaire de l'inflation, ce qui permet aux taux à long terme d'augmenter», explique M. Durocher.

Du côté des obligations à court terme, les taux ont également grimpé un peu des deux côtés de la frontière, «mais les échéances les plus courtes restent ancrées par des taux de politique monétaire très bas», rappelle M. Durocher.