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Le feu reste vert à la Bourse

Jacques Chartrand... (Photo: Martin Chamberland, La Presse)

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Jacques Chartrand

Photo: Martin Chamberland, La Presse

Chaque samedi, un financier différent répond à nos questions. Il donne sa lecture des marchés, offre son point de vue sur la Bourse et lance quelques conseils d'investissement. Cette semaine, Jacques Chartrand, de Selexia.

Q: À votre avis, quel est l'événement le plus significatif des derniers jours à la Bourse?

Pour moi, la grosse nouvelle est la publication d'un sondage dans le New York Times. Le pourcentage des Américains qui pensent que l'économie va s'améliorer est passé d'environ 5% en janvier, à 20%. Et le pourcentage de ceux qui croient que l'économie va se détériorer a diminué de 55% à 34%. C'est hallucinant! On s'en va dans la bonne direction. Même si on continue d'avoir des nouvelles négatives, c'est un peu moins mauvais. L'économie continue de se contracter, mais à un rythme moins grand. C'est pour cela que la Bourse a remonté. Et ce n'est pas terminé. On a déjà eu 25% de hausse, depuis le creux de mars. Mais historiquement, après des baisses aussi considérables que celle qu'on a eu l'an dernier, les rebonds sont incroyables: jusqu'à 50% par rapport au creux. Je reste très positif pour la Bourse, d'ici 12 mois.

 

Q: Quel indicateur surveillez-vous le plus attentivement en ce moment?

Les ventes de maisons et d'automobiles, deux indicateurs qui coïncident avec la Bourse. D'ailleurs, la Bourse a touché son creux au moment où les ventes de maisons ont cessé de se détériorer. Les ventes d'automobiles ont baissé de moitié, mais ça se stabilise. Et on n'en restera pas là, car au rythme actuel, il faudrait plus de 25 ans pour renouveler le parc automobile au complet!

Q: Que feriez-vous avec 10 000$ à investir?

Je conserverais une moitié en argent (au cas où il y ait un repli) et j'investirais l'autre à la Bourse. Je suis relativement positif sur à peu près tout, à la Bourse. Aujourd'hui, il n'y a rien de cher. Il n'y a aucune bulle spéculative à la Bourse canadienne, alors qu'il y a un an, il y en avait trois: Research in Motion, Potash et les titres pétroliers. Malgré le rebond récent, il y a encore beaucoup de titres qui se négocient à 8 fois leurs bénéfices par action ou à l'équivalent de leur valeur comptable. Il y a encore du choix, comme Rona ou Astral Media, par exemple.

Q: Quel placement évitez-vous à tout prix?

Les obligations du gouvernement à long terme sont le dernier endroit où je mettrais mon argent. Il n'y a rien à faire là! Les obligations 5 ans rapportent 1,8% et celles de 30 ans, 3,65%. Si les taux d'intérêt remontent un peu, les investisseurs vont perdre de l'argent. Vaut mieux rester liquide que d'être coincé à long terme.

Q: À plus long terme, qu'est-ce qui vous inquiète le plus?

Le gouvernement américain ne peut pas garder la pédale au plancher éternellement. Tous les stimuli qu'il a mis en place vont sortir l'économie de la récession. Mais ensuite, il devra les retirer et relever les impôts pour réduire son déficit. Cela ralentira la croissance économique à moyen terme. C'est un drapeau rouge. Nous serons pris avec une croissance anémique pendant plusieurs années. Retourner à 5% de croissance économique réelle mondiale, comme entre 2002 et 2007, c'est presque impossible. Cette croissance dépendait beaucoup des consommateurs américains, qui ont utilisé leur maison comme guichet automatique. Même si je suis optimiste pour la Bourse à court terme, je pense que ce sera plus difficile au cours de la prochaine décennie. Un peu comme durant les années 70, la Bourse risque de monter et descendre à l'intérieur d'une fourchette. La stratégie du buy and hold (acheter et conserver à long terme) aura la vie dure.

 




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