1- Pas de panique!

Le taux de chômage a beau avoir augmenté, le marché du travail reste avantageux pour les chercheurs d'emploi. Sachant que 80% des emplois disponibles ne sont pas affichés, faites jouer vos contacts et joignez-vous à un groupe de recherche d'emploi.

2- Consultez un planificateur financier avant d'accepter l'indemnité de départ de l'employeur.

La façon dont l'argent vous est versé peut avoir un impact fiscal important. Si vous aviez un régime de retraite, il faudra aussi prendre une décision, car il se pourrait que vous ayez le choix de garder cette rente, ou d'utiliser des valeurs de transfert. Prenez le temps d'évaluer l'option la plus avantageuse en fonction de votre âge et de votre profil d'investisseur.

 

3- Révisez les couvertures d'assurances perdues en même temps que votre emploi.

Avez-vous encore toute la protection nécessaire? Sinon, il faudra pallier rapidement ces lacunes. «Vous pouvez prendre une assurance individuelle. Si un accident survenait, en plus de la perte d'emploi, vous seriez exposé au risque», dit Jacques Brouillard, planificateur financier chez Groupe Investors.

4- Refaites votre budget.

Calculez vos besoins en détail et estimez votre manque à gagner hebdomadaire. Faites un budget pour les premières semaines, et un autre à plus long terme. Pendant combien de temps pouvez-vous tenir avec votre indemnité de départ ou vos prestations d'assurance emploi? En fonction de ce calcul, vous saurez de combien réduire vos dépenses. Les ACEF offrent des consultations budgétaires gratuites pour vous y aider. Comme il est difficile de réduire les frais fixes, ce sont les dépenses discrétionnaires que l'on devra sacrifier.

5- Formez une équipe avec votre conjoint.

Celui qui perd son emploi peut aider la famille à faire des économies importantes en cuisinant et en cherchant les meilleurs prix. Établissez un horaire. Combien d'heures par semaine allez-vous consacrer à la recherche d'emploi, par rapport aux autres tâches?

6- Évaluez bien la portée des retards dans vos paiements.

Mesurez les conséquences et établissez des priorités. Combien cela coûtera-t-il en intérêts ou en frais de pénalité pour reporter un paiement? «Prenez les devants avec vos fournisseurs et vos créanciers, dit Lise Morin, conseillère budgétaire à l'ACEF de l'Est. Il est préférable de négocier des ententes de paiement de façon préventive au lieu d'attendre qu'ils vous courent après.»

7- Ne puisez dans vos REER qu'en dernier recours, car les sommes retirées seront imposables et de plus, ces contributions seront perdues.

8- Évitez d'utiliser le crédit pour maintenir votre niveau de vie actuel.

«S'il vous faut un certain temps avant de retrouver un emploi, vous pourriez vous enfoncer dans les dettes pour longtemps, dit Lise Morin. La marge de crédit ne devrait servir que pour les urgences absolues, par exemple, pour des réparations imprévues à la voiture.»