Bombardier a recommencé à assembler ses jets privés Global à Toronto après une grève qui s’est échelonnée sur 18 jours et qui a paralysé ses installations ontariennes. Reste à voir l’effet de ce débrayage sur ses livraisons annuelles.

Les quelque 1350 employés de deux sections locales du syndicat Unifor ont voté en faveur de nouveaux contrats de travail de trois ans qui prévoient des hausses salariales moyennes de 12,5 %. Les résultats ont été diffusés mercredi.

« Après une grève très efficace, nos membres ont ratifié un accord historique qui engendre des bénéfices économiques substantiels à un moment où les travailleurs de l’aérospatial en ont le plus besoin », a souligné la présidente d’Unifor, Lana Payne.

Bombardier effectue l’assemblage de ses avions d’affaires de la famille Global dans la région du Grand Toronto. Les Challenger sont construits à Montréal, qui abrite également les activités de finition intérieure de l’avionneur québécois.

Puisqu’elle doit présenter ses résultats du deuxième trimestre dans deux semaines – le 25 juillet prochain –, la multinationale québécoise n’a pas indiqué, mercredi, si la grève aurait une incidence sur ses livraisons en 2024.

Dans l’immédiat, les analystes financiers ne semblent pas préoccupés. Cameron Doerksen, de la Financière Banque Nationale, croit que l’avionneur aura remis 32 appareils à des clients pendant les mois d’avril, mai et juin.

« Nous sommes confiants envers la capacité de la compagnie à atteindre son objectif de 150 à 155 livraisons pour l’ensemble de l’année », souligne l’analyste, dans une note envoyée par courriel.

Les syndiqués ontariens de Bombardier étaient en grève depuis le 23 juin dernier faute d’ententes pour renouveler leurs conventions collectives avec l’employeur.

À la Bourse de Toronto, mercredi après-midi, l’action de catégorie B de Bombardier s’appréciait de 5 %, ou 4,35 $, pour se négocier à 90,76 $. Depuis le début de l’année, le titre affiche une progression d’environ 73 %.