(Montréal) Alors que la négociation entre dans une phase cruciale pour 1800 travailleurs chez Bombardier, le syndicat a demandé la présence du président et chef de la direction Éric Martel à une rencontre qui doit se dérouler vendredi, afin d’éviter le déclenchement d’une grève illimitée.

Mis à jour le 16 juin
Lia Lévesque La Presse Canadienne

Et le grand patron de Bombardier a accepté l’invitation, a fait savoir l’entreprise, en milieu d’après-midi jeudi.

Lors de cette rencontre, l’Association internationale des machinistes et des travailleurs de l’aérospatiale (AIMTA) affiliée à la FTQ, qui représente 1800 travailleurs des usines de Dorval et Saint-Laurent chez Bombardier, doit rencontrer de nouveau les représentants de la direction à la table de négociation.

Le syndicat espère alors recevoir une nouvelle offre de la part de la direction.

Les syndiqués avaient déjà rejeté l’offre patronale finale, samedi dernier, dans une proportion de 76 %.

L’offre finale qui avait été rejetée samedi dernier comprenait tout de même une augmentation de 1,85 $ l’heure, la première année de la convention collective, puis des augmentations de 3 % pour la deuxième et la troisième année. Pour la quatrième et la cinquième année du contrat de travail, l’offre prévoyait des augmentations salariales de 0,5 % au-dessus de l’IPC, avec un minimum de 1,5 % et un maximum de 2,5 %.

Cette offre comprenait également des dispositions pour mettre fin à certaines activités de sous-traitance et augmenter la protection des emplois.

Après ce rejet de l’offre dite finale, les syndiqués avaient tenu une journée de grève, lundi dernier, avant de revenir au travail mardi pour poursuivre les négociations.

Jeudi matin, Éric Rancourt, agent d’affaires de l’AIMTA, responsable du dossier de Bombardier, avait dit souhaiter voir le président et chef de la direction de Bombardier, Éric Martel, assister à la rencontre de négociation, vendredi, « afin d’éviter le déclenchement d’une grève générale et illimitée ».

Plus tôt cette semaine, il rapportait que ses membres sont « gonflés à bloc », à la suite de la journée de grève et que le soutien au comité de négociations est « phénoménal ».

Et la réponse de M. Martel est venue rapidement : « nous confirmons qu’Éric Martel a reçu une demande de rencontre avec le syndicat vendredi et qu’il a accepté d’assister à la rencontre », a confirmé le service des relations avec les médias de Bombardier.

Les principaux points en litige portent sur le salaire et l’indexation des rentes de retraite. L’employeur demande également au syndicat de faire preuve d’ouverture quant à la durée de la convention collective.