(Montréal) Les négociations entre Siemens et le syndicat Unifor à l’usine de Drummondville viennent de prendre un tournant, alors que l’employeur a demandé la conciliation et que les syndiqués se sont dotés d’un mandat de grève.

Publié le 3 mai
Lia Lévesque La Presse Canadienne

À l’usine Siemens de Drummondville, les travailleurs fabriquent des boîtiers électriques. Quelque 200 salariés y travaillent.

L’employeur a récemment adressé une demande de conciliation au ministère du Travail. Une première rencontre en conciliation doit avoir lieu le 26 mai, a indiqué mardi Hugues Perreault, représentant national d’Unifor.

De leur côté, les syndiqués, membres de la section locale d’Unifor, affilié à la FTQ, ont décidé de se doter d’un mandat de grève générale illimitée, à exercer au moment opportun. Ils viennent de voter en faveur de ce mandat dans une proportion de 99 %.

Parmi les points en litige, on note les salaires, mais également les congés, les assurances et les vacances, a précisé M. Perreault.

« Les négociations s’étaient très bien passées sur les enjeux non monétaires, mais après, lorsqu’est venu le temps de parler des questions monétaires, les offres ont été bien en deçà des attentes des membres », a relaté M. Perreault.

Les négociations ont débuté en janvier dernier ; la convention est échue depuis le 13 février.

L’adoption d’un mandat de grève relève aussi d’une question de stratégie. « Il était impératif de démontrer à l’employeur le sérieux et la détermination des travailleuses et des travailleurs de Siemens », a justifié M. Perreault.

Malgré ce mandat de grève, le syndicat dit avoir « bon espoir d’être en mesure d’en venir à un règlement ».