(Toronto) Les prix des menus devraient augmenter légèrement chez Tim Hortons au cours des prochains mois, alors que la chaîne de cafés doit jongler avec des problèmes persistants dans la chaîne d’approvisionnement et des coûts alimentaires et de main-d’œuvre plus élevés.

Mis à jour le 15 février
La Presse Canadienne

La société mère de l’enseigne, Restaurant Brands International (RBI), a signalé mardi avoir enregistré une flambée de la volatilité de ses produits de base et une inflation élevée au cours de son plus récent trimestre.

« Compte tenu du niveau des coûts des produits de base et de l’inflation de la main-d’œuvre que nous constatons, nous nous attendons à des augmentations de prix supplémentaires en 2022 », a observé le chef de la direction de la société, José Cil, lors d’une conférence téléphonique avec des analystes.

RBI, qui détient aussi les enseignes Burger King, Popeyes Louisiana Kitchen et Firehouse Subs, a annoncé mardi une hausse de son dividende, alors qu’elle dévoilait un bénéfice et des revenus du quatrième trimestre en hausse par rapport à la même période un an plus tôt.

Bien que ses résultats soient supérieurs aux attentes, l’entreprise continue de lutter contre les pénuries de personnel et les problèmes de chaîne d’approvisionnement – une situation avec laquelle est aux prises l’ensemble de l’industrie de la restauration, des chaînes de restauration rapide aux restaurants à service complet.

RBI essaie d’atténuer la pénurie de main-d’œuvre pour les franchisés en simplifiant les processus internes et en élaborant des plans pour aider à l’embauche et à la rétention, a expliqué M. Cil.

Cependant, avec l’augmentation rapide de l’inflation, l’ajustement des prix des menus est l’un des principaux moyens permettant à l’entreprise de récupérer ses coûts.

Les prix des menus s’appuient sur plusieurs facteurs, notamment les prix des produits de base, les frais d’expédition, les prix des concurrents et les écarts régionaux, a observé le directeur des services corporatifs de RBI, Duncan Fulton.

La société examine également des études de marché sur ce que les consommateurs sont prêts à payer, a-t-il expliqué.

« C’est un processus continu », a affirmé M. Fulton lors d’une entrevue. « Nous voulons rester concurrentiels pour nos clients et nous voulons être justes envers les franchisés. »

Les augmentations de prix chez Tim Hortons ont tendance à être conformes ou légèrement inférieures à l’inflation, a souligné M. Cil. Statistique Canada a indiqué le mois dernier que l’indice des prix à la consommation avait avancé de 4,8 % en décembre, sur une base annuelle.

Néanmoins, l’amélioration des ventes est également essentielle à la reprise de la chaîne après la pandémie.

Le directeur financier de l’entreprise, Matt Dunnigan, a indiqué que Tim Hortons avait enregistré une solide croissance d’une année à l’autre, les ventes s’étant améliorées tout au long du trimestre.

« Nous continuerons à gérer la volatilité qui s’est prolongée cette année et […] resterons concentrés sur la croissance des volumes de manière de haute qualité », a précisé M. Dunnigan lors de la conférence téléphonique.

Résultats en hausse au quatrième trimestre

Tim Hortons a fait état d’une augmentation de 10,3 % des ventes dans ses cafés ouverts depuis au moins un an, pour le trimestre clos le 31 décembre.

La COVID-19 a contribué aux problèmes de main-d’œuvre dans les restaurants, a indiqué RBI, ce qui, dans certaines régions, a entraîné une réduction des heures d’ouverture et des services offerts, et exercé des pressions sur la chaîne d’approvisionnement.

Malgré tout, la grande majorité des établissements Tim Hortons au Canada sont revenus à leurs heures d’ouverture normales, avec des salles à manger rouvertes aux clients, même si certaines restrictions, comme les limites de capacité, persistent dans certaines provinces, a noté M. Fulton.

La société a annoncé qu’elle verserait désormais un dividende trimestriel de 54 cents US par action, par rapport à celui de 53 cents US qui prévalait précédemment.

RBI a affiché un bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires de 179 millions US, ou 57 cents US par action, pour le trimestre clos le 31 décembre, en hausse par rapport à celui de 91 millions US, ou 30 cents US par action, réalisé un an plus tôt.

RBI a déclaré que son bénéfice net attribuable aux actionnaires ordinaires totalisait 179 millions de dollars, ou 57 cents par action diluée, contre 91 millions de dollars ou 30 cents par action diluée un an plus tôt.

Les revenus du trimestre ont totalisé 1,55 milliard US, contre 1,36 milliard US au cours des trois derniers mois de 2020.

Sur une base ajustée, RBI a déclaré avoir gagné 74 cents par action diluée au cours de son dernier trimestre, contre un bénéfice ajusté de 53 cents par action diluée un an plus tôt.

Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 69 cents par action et à 1,52 milliard de dollars de revenus, selon la société de données sur les marchés financiers Refinitiv.