(New York) Tesla, profitant de l’engouement pour ses véhicules électriques, a dégagé un profit record de 5,5 milliards US en 2021, mais a prévenu que les problèmes liés à sa chaîne d’approvisionnement pourraient persister tout au long de l’année.

Mis à jour le 26 janvier
Agence France-Presse

Le groupe d’Elon Musk avait déjà annoncé avoir fait bondir ses livraisons de 87 % l’an dernier, malgré la pénurie de semi-conducteurs et les problèmes d’approvisionnement qui touchent l’ensemble du secteur automobile.

Son chiffre d’affaires s’est envolé de 71 % à 53,8 milliards, légèrement au-dessus des prévisions des analystes.

2021 a été une année décisive pour Tesla. Il ne devrait plus y avoir de doute sur la viabilité et la rentabilité des véhicules électriques.

Extrait du communiqué de Tesla

Tesla affirme même que sa marge opérationnelle au quatrième trimestre était plus élevée que celles de tous les gros constructeurs automobiles traditionnels, « ce qui démontre que les véhicules électriques peuvent rapporter plus d’argent que les véhicules à moteur thermique ».

Le bénéfice hors éléments exceptionnels et rapporté par action, la référence à Wall Street, s’est affiché à 6,78 $ US, dépassant là aussi les attentes.

Sur le seul quatrième trimestre, le groupe a vu son chiffre d’affaires croître de 65 % à 17,7 milliards et son bénéfice net bondir jusqu’à 2,3 milliards.

Le constructeur automobile, qui annonce depuis début 2021 vouloir faire croître ses livraisons de 50 % en moyenne par an pendant de nombreuses années, maintient cet objectif.

Mais il prévient que « le taux de croissance dépendra de la capacité de [ses] équipements, de l’efficacité opérationnelle ainsi que de la capacité et de la stabilité de la chaîne d’approvisionnement ».

« Nos propres usines ont fonctionné en deçà de leurs capacités pendant de nombreux trimestres, principalement en raison de la chaîne d’approvisionnement, ce qui devrait se poursuivre en 2022 », ajoute-t-il.

Pour accroître la production, le groupe compte sur ses nouvelles usines à Austin, au Texas, et à Berlin. La production devait y débuter l’an dernier, mais n’y est encore qu’en phase de test, a indiqué Tesla mercredi.

L’action du groupe reculait de 3 % dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse new-yorkaise.

Après l’annonce d’une mégacommande de 100 000 véhicules électriques du loueur Hertz, Tesla était entré fin octobre dans le petit club des entreprises valant plus de 1000 milliards US à Wall Street. Il est depuis retombé un peu, comme la plupart des valeurs technologiques.