(San Francisco) Amazon, qui peine à recruter à hauteur de ses besoins et à s’approvisionner, n’a dégagé « que » 3,2 milliards de dollars de bénéfice net au troisième trimestre, un résultat bien inférieur aux attentes des investisseurs qui l’ont immédiatement sanctionné à Wall Street.

Agence France-Presse

Le géant du commerce en ligne perdait 4,5 % lors des échanges électroniques après la clôture de la Bourse jeudi, ses performances pâtissant notamment de la comparaison défavorable avec l’an dernier, quand il avait triplé ses profits sur un an à 6,3 milliards, à la faveur de la crise sanitaire.

Son chiffre d’affaires de 110,8 milliards de dollars (+15 %) est conforme à ses attentes, mais pas à celles des analystes qui escomptaient plus de 111,6 milliards.

Dans son communiqué, le groupe américain met en avant ses nombreux investissements, soulignant qu’il a « quasiment doublé son réseau d’entrepôts depuis le début de la pandémie ».

Fin septembre, près de 1,5 million de personnes travaillaient pour Amazon dans le monde, soit 30 % de plus qu’il y a un an, et la firme continue d’embaucher à tour de bras pour satisfaire la demande qui ne faiblit pas, malgré la levée des mesures de confinement dans de nombreux pays.

Mais l’entreprise souffre des mêmes difficultés de recrutement que les autres, notamment aux États-Unis.

« Au quatrième trimestre, nous nous attendons à plusieurs milliards de coûts additionnels pour notre activité de vente aux consommateurs », a prévenu Amazon, citant « le manque de main-d’œuvre, l’augmentation des salaires, les problèmes d’approvisionnement mondiaux et des coûts de transport en hausse ».

Le groupe de Seattle (nord-ouest des États-Unis) a fait savoir il y a dix jours son intention de recruter 150 000 saisonniers pour la période des fêtes de fin d’année, en plus de 165 000 embauches déjà annoncées en septembre. Il offre de fortes primes à l’embauche.

Le prix du pétrole et la pénurie de composants électroniques pèsent aussi sur ses activités.