(New York) Le fabricant de semi-conducteurs basé aux États-Unis GlobalFoundries a fait une entrée discrète à la Bourse de New York où ses titres ont conclu en baisse pour leur première cotation.

Agence France-Presse

GlobalFoundries et son actionnaire principal Mubadala Investment, un fonds d’investissement des Émirats arabes unis, ont proposé jeudi 55 millions d’actions sur le marché au prix d’introduction de 47 dollars, selon un communiqué du groupe. Le titre GFS a terminé en repli de 1,28 % à 46,40 dollars.

À ce prix, le groupe, qui se range au troisième rang des plus grands fabricants mondiaux de semi-conducteurs, est valorisé à moins de 25 milliards de dollars.  

Cela constitue la troisième entrée en Bourse la plus volumineuse cette année sur la place new-yorkaise, selon les données de Bloomberg.  

Le groupe entendait lever des fonds pour 2,6 milliards de dollars. Les plus importantes collectes de fonds à Wall Street cette année ont été représentées par le géant sud-coréen du commerce en ligne Coupang, qui avait drainé en mars dernier 4,5 milliards de dollars et celle de l’« Uber » chinois Didi qui, en juillet, avait levé 4,4 milliards de dollars.

Sur les 55 millions d’actions GFS, quelque 30,2 millions ont été offerts par le groupe lui-même et 24,7 millions par son investisseur majoritaire Mubadala, a précisé le groupe.

Il entend utiliser ces fonds pour accroître ses capacités de production de 50 % sur trois ans, à l’heure où l’industrie du semi-conducteur connaît des difficultés d’approvisionnement mondial du fait de la pandémie.

GlobalFoundries est né en 2009 de la réunion des actifs de production d’Advanced Micro Devices, scindés du reste du groupe, et de la compagnie singapourienne Chartered Semiconductor, dans lequel a investi le fonds souverain des Émirats arabes unis, Mubadala.

Au premier semestre 2021, le groupe a réalisé un chiffre d’affaires de 3,03 milliards de dollars en hausse de 11 % avec un bénéfice d’exploitation de 330 millions de dollars mais encore une perte nette de 300 millions de dollars.

Les semi-conducteurs sont les composants de base des appareils et systèmes électroniques, utilisés dans les mobiles, les automobiles, l’électronique grand public, les appareils domestiques intelligents, l’infrastructure sans fil 5G, la robotique, les ordinateurs personnels et l’informatique à distance (cloud).

Ils font actuellement l’objet d’une pénurie qui ralentit la production de tous ces secteurs, conséquence de retards accumulés durant la pandémie.

Selon le groupe, le secteur des téléphones mobiles va à lui seul cette année utiliser 16 % de semi-conducteurs de plus qu’en 2020, notamment à cause du passage des téléphones à la 5G.