Les activités d’abattage de porcs ont bel et bien repris à l’usine d’Olymel de Vallée-Jonction, vendredi matin. Et tous les employés ont été rappelés au travail.

Lia Lévesque La Presse Canadienne

La direction de la grande entreprise agroalimentaire l’a fait savoir, vendredi, par voie de communiqué.

La grève des 1050 membres du Syndicat des travailleurs de l’usine d’Olymel à Vallée-Jonction, en Beauce, aura duré quatre mois et nécessité deux ententes de principe, avant d’obtenir l’aval des travailleurs.

Olymel a précisé que les activités de désinfection et entretien ont eu lieu les 1er et 2 septembre, comme prévu, ce qui fait que les activités d’abattage de porcs ont pu reprendre le 3, vendredi.

Pour le moment, seuls 3600 porcs ont pu être abattus en cette première journée de reprise des activités après la grève. Olymel prévoit reprendre son rythme de 35 000 porcs par semaine.

L’entreprise évoque des « proportions historiques » de porcs en attente d’abattage, ce qui avait exercé « de fortes pressions sur les producteurs » de porcs.

Quant aux activités de découpe, elles vont reprendre mardi, après la fête du Travail.

Olymel souligne qu’elle a procédé au « rappel de tous les employés ». Voyant la grève s’éterniser, elle avait en effet prévenu qu’elle procéderait à l’abolition du quart de soir, entraînant la mise à pied de 500 travailleurs si le conflit ne se réglait pas. Mais la deuxième entente de principe avait finalement été entérinée par les syndiqués, rattachés à la Fédération du commerce, affiliée à la CSN.

Olymel emploie au total 15 000 travailleurs, dans ses usines au Québec, au Nouveau-Brunswick, en Ontario, en Alberta et en Saskatchewan.