(New York) Plusieurs enseignes américaines de la distribution, comme le géant Walmart ou les supermarchés à bas prix Costco, ont annoncé vendredi que le masque n’est désormais plus obligatoire dans leurs magasins, mais qu’il reste de rigueur lorsque la législation locale impose toujours de le porter.

Mis à jour le 14 mai 2021
Agence France-Presse

« À partir d’aujourd’hui, les clients et membres vaccinés pourront faire leurs achats sans masque », écrit la chaîne de supermarchés Walmart dans un communiqué.

Cette annonce ne concerne cependant pas l’ensemble des magasins, puisque les masques restent obligatoires dans les villes ou territoires continuant d’en exiger le port.

La principale agence fédérale de santé publique des États-Unis (CDC) a en effet affirmé jeudi que toute personne complètement vaccinée pouvait désormais s’affranchir de porter le masque, sauf dans les transports et les hôpitaux. Mais chaque État, comté ou même ville peut décider de maintenir l’obligation.

L’annonce de Walmart, numéro un américain de la distribution et l’un des plus gros employeurs privés du pays, est cependant un symbole fort.

L’été dernier, lorsque le masque était devenu aux États-Unis un symbole d’appartenance politique entre pro et anti-Trump, Walmart, symbole de l’Amérique « réelle », avait pris position en rendant le port obligatoire dans ses magasins, au risque de déplaire à une partie de sa clientèle.

La chaîne de magasins à bas prix Costco a également adopté cette position à géométrie variable : masque toujours obligatoire lorsque la réglementation locale l’impose, optionnel ailleurs.

Les magasins d’alimentation Trader Joe’s avaient été la première grande chaîne américaine de supermarchés à prendre l’initiative, vendredi matin, de retirer l’obligation du port du masque. Le communiqué de presse l’annonçant n’était cependant plus disponible en fin de journée.

Bas les masques en revanche à Las Vegas, où les casinos Wynn et Encore suppriment l’obligation pour leurs « invités » s’ils sont « pleinement vaccinés », selon un communiqué. Le groupe dit « faire confiance » aux clients pour prendre la décision « appropriée ».

Confusion

D’autres enseignes restent toutefois en retrait, comme la chaîne de supermarchés à bas prix Aldi, qui maintient l’obligation, expliquant dans un communiqué avoir, depuis le début de la pandémie, « donné la priorité à la santé et au bien-être de ses clients et employés ».

La chaîne de pharmacies CVS a dit être en train de « réévaluer » sa politique « sur la base des dernières recommandations des CDC ». En attendant, employés et clients devront continuer à porter le masque.

« En tant que lieu où il est possible de se faire tester et vacciner contre la COVID-19, nous avons décidé de garder pour l’instant en place notre politique actuelle », a de son côté indiqué Walgreens, une autre chaîne de pharmacies.

Même chose chez Home Depot, chaîne de quincailleries, ainsi que dans les magasins de vêtements Gap.

« Les recommandations des CDC entraînent de la confusion », s’est plaint le syndicat des travailleurs de la distribution UFCW. Les « travailleurs essentiels sont fréquemment exposés à des individus qui ne sont pas vaccinés et refusent de porter des masques […] Sont-ils censés devenir les policiers de la vaccination ? »

Le port du masque reste également la norme chez le numéro un américain de l’automobile, General Motors, qui assure qu’il « restera fidèle à ses protocoles de sécurité liés à la COVID-19 jusqu’à ce [qu’il soit convaincu] que toute révision continuera à garantir la santé et la sécurité des employés tout en respectant les règles des autorités », a souligné Dan Flores, du service communication du constructeur.

Le port du masque restant obligatoire dans les transports publics, Uber n’a pas non plus modifié les règles pour ses chauffeurs et passagers, a indiqué un porte-parole.