(Montréal) Groupe d’alimentation MTY a continué de jongler avec l’impact de la pandémie à son plus récent trimestre, en particulier avec la baisse des ventes de restauration rapide dans les centres commerciaux et dans les tours de bureaux, qui a croqué dans ses profits.

La Presse Canadienne

Le franchiseur de restaurants a fait état vendredi d’un bénéfice de 13,4 millions pour son premier trimestre, en baisse par rapport à celui de 19,0 millions réalisé lors de la même période l’an dernier.

La société montréalaise derrière plus de 80 enseignes telles que Thai Express, Tiki-Ming, Tutti Frutti, Ben & Florentine et Valentine, a souligné que ses ventes dans les centres commerciaux avaient diminué de 69 % par rapport à l’an dernier, tandis que celles dans les tours de bureaux ont chuté de 89 %.

Le déclin prononcé de ventes dans les aires de restauration a fait en sorte que les restaurants ayant pignon sur rue ont représenté 84 % des ventes de l’ensemble du réseau de MTY.

Le chef de la direction de MTY, Eric Lefebvre, a estimé que la pandémie aurait un impact durable sur l’entreprise, mais il n’était toujours pas possible de prédire si le changement dans les habitudes de consommation des clients serait permanent.

« Tout ce qui se trouve actuellement dans un centre urbain est sous pression », a-t-il affirmé lors d’une conférence téléphonique.

« Tout ce qui dépend des tours de bureaux — qu’il s’agisse d’une aire de restauration de centre commercial proche de tours de bureaux ou dans une tour de bureaux elle-même — va être sous pression. »

La situation a contraint l’entreprise à « réévaluer le modèle économique de tous ces restaurants, à tout réévaluer, comment nous faisons des affaires et qui sont nos clients », a précisé M. Lefebvre. « Nous devons tout réévaluer sur la base des informations dont nous disposons actuellement, qui sont malheureusement incomplètes. »

M. Lefebvre a ajouté que si les « petits centres commerciaux » pourraient disparaître à l’avenir, les « bons centres commerciaux existeront toujours ».

« C’est à nous de trouver un moyen d’être attrayant, de trouver un moyen de […] servir à nos clients la nourriture qu’ils voudront à l’avenir », a-t-il fait valoir.

Parallèlement, le trimestre a été marqué par des restrictions sans précédent sur ses activités au Québec et en Ontario, pendant que les activités américaines de l’entreprise ont bénéficié d’un assouplissement progressif des restrictions.

Les ventes du réseau de MTY ont plongé de 48 % sur un an, tandis que les ventes internationales ont diminué de 32 %. Cependant, les ventes du réseau de MTY aux États-Unis n’ont reculé que de 4 % au premier trimestre.

En excluant l’impact des fluctuations du taux de change, les ventes aux États-Unis ont progressé pour un deuxième trimestre de suite.

À la fin du premier trimestre, 321 des 6949 établissements du Groupe MTY étaient toujours temporairement fermés en raison de la pandémie. Ce nombre comprenait 195 restaurants aux États-Unis, 122 aux États-Unis et quatre sur le marché international.

Le profit par action du Groupe MTY s’est chiffré à 54 cents pour le trimestre clos le 28 février, en baisse par rapport à celui de 76 cents par action du même trimestre un an plus tôt.

Ses revenus ont totalisé près de 119 millions, alors qu’ils avaient été de 150,8 millions au premier trimestre précédent.