Si Québec décide de maintenir les consignes sanitaires actuelles dans la région de Montréal au-delà du 8 février, cette décision devra être assortie d’une aide financière pour les entreprises affectées, demande la mairesse de Montréal, Valérie Plante.

Isabelle Ducas Isabelle Ducas
La Presse

« Ma demande aujourd’hui, c’est que, si on devait décider que Montréal et la région métropolitaine devaient demeurer fermées, il devra y avoir de l’aide pour les entreprises, pour le secteur du commerce de détail, pour les bars, pour les restaurants. Il doit y avoir de l’aide pour la métropole », a dit Mme Plante, en répondant aux questions des journalistes lors d’une conférence de presse mercredi avant-midi.

« Évidemment, nous ne savons pas exactement quelles mesures seront maintenues et lesquelles seront assouplies un peu. La Ville de Montréal a déjà injecté environ 60 millions à cause de la pandémie, ce qui est du jamais vu. Mais la Ville n’a pas la capacité financière de venir en aide à toutes les entreprises », a-t-elle souligné.

Le premier ministre François Legault a indiqué mardi que des assouplissements pourraient être annoncés dès la semaine prochaine pour certaines régions de la province, mais que les habitants de la grande région métropolitaine devaient s’attendre au maintien de mesures importantes.

La Chambre de commerce du Montréal métropolitain (CCMM) est d’accord avec la demande de Valérie Plante.

Selon son président, Michel Leblanc, l’aide gouvernementale pourrait prendre la forme d’une bonification des « prêts pardon ».

Québec offre déjà un programme d’aide aux liquidités pour les entreprises, qui offre des prêts dont une partie n’a pas à être remboursée – d’où l’appellation de « prêts pardon ».

« Actuellement, une entreprise peut emprunter 60 000 $ et, dans les deux prochaines années, va devoir faire des remboursements, et le gouvernement va transformer en subvention 20 000 $ sur 60 000 $ », explique M. Leblanc.

Sa demande : que cette subvention soit augmentée à 30 000 $, ou même 40 000 $.

Selon Michel Leblanc, le ministre de l’Économie Pierre Fitzgibbon est au courant des difficultés des entreprises, et ouvert à trouver des solutions pour les aider.