Parce qu’elle craint que le système en place de tests de la COVID-19 de certains pays, comme le Mexique et la République dominicaine, ne soit pas adéquat pour les touristes, Transat demande un report de la mesure obligatoire de dépistage avant le retour au Canada.

Isabelle Massé Isabelle Massé
La Presse

La semaine dernière, le gouvernement Trudeau a annoncé que les voyageurs devraient se soumettre à un test de dépistage de la COVID-19 72 heures ou moins avant leur retour au pays et qu’ils devraient présenter une preuve de résultat négatif pour pouvoir monter à bord d’un avion ou franchir la frontière canadienne. Cette mesure doit entrer en vigueur jeudi à 12 h 01.

Or, le Toronto Star annonçait mercredi matin que Transat disait craindre des complications en appliquant dès maintenant la mesure. « Toute l’industrie demande un délai, a dit à La Presse Christophe Hennebelle, vice-président, ressources humaines et affaires publiques de Transat. On dit au gouvernement : « Attention, il y a un risque que ça ne se passe pas bien. » On va tout faire pour que ça se passe bien, mais il y aura des difficultés. On voit qu’il y a certaines destinations où la capacité de tests n’est pas assez forte. »

Rapidement, le voyagiste a recensé les cliniques et hôpitaux à destination qui font ces tests. Il les communique systématiquement à ses clients. « Mais il n’y a pas nécessairement de places, note M. Hennebelle. Une telle mesure peut engendrer de la frustration chez les clients. J’ai de la sympathie pour les agents de comptoir qui devront leur répondre. »

Transat et le Conseil national des lignes aériennes du Canada attendent le texte final de la nouvelle mesure. « On ne l’aura pas avant ce soir, dit Christophe Hennebelle. On espère que le gouvernement fera preuve de souplesse pour éviter que les gens soient pris à destination. »

Ottawa fera le point à ce sujet à 13 h mercredi.