Environ 60 % des entreprises actives dans le secteur de la construction et de la rénovation résidentielles craignent de ne pas survivre si les chantiers restent fermés pendant deux mois. C’est ce que révèle un sondage publié mercredi par l’Association des professionnels de la construction et de l’habitation du Québec (APCHQ).

André Dubuc André Dubuc
La Presse

Le sondage reflète l’état d’esprit de ses membres en date du 25 mars. L’annonce des détails du programme de subvention salariale de 75 % va peut-être améliorer le moral des troupes, a reconnu François Bernier, vice-président principal, Affaires publiques, à l’APCHQ, dans un entretien.

Néanmoins, l’inquiétude demeure. Plus de 10 000 logements doivent être livrés au cours des mois d’avril, mai et juin. Chaque jour qui passe où les chantiers résidentiels restent fermés compromet sérieusement la livraison de ces unités, avec tous les désagréments que cela entraînera pour leurs futurs occupants.

« Il est important que ce secteur reprenne ses activités au plus vite. Le secteur résidentiel, particulièrement du côté de la rénovation, est l’un de ceux qui peuvent réagir le plus rapidement dans un contexte de reprise économique et en présence d’incitatifs. On se souviendra de l’impact important des crédits d’impôt à la rénovation au lendemain de la crise financière de 2008-2009. Cette fois, des mesures de soutien aux acheteurs d’habitations neuves seraient également à considérer », dit François Bernier, dans un communiqué.

Au téléphone, M. Bernier a précisé que l’industrie travaillait d’arrache-pied pour s’assurer que les chantiers soient en mesure d’offrir des conditions de travail sécuritaires et de distanciation physique le jour de leur éventuelle réouverture.