La crise est particulièrement douloureuse pour 40 % des entreprises de Montréal et de ses banlieues, indique un nouveau coup de sonde de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain.

André Dubuc André Dubuc
La Presse

Une forte proportion des entreprises sondées observe une baisse catastrophique de revenus : 39 % des répondants ont dénoté des pertes de revenus d’une ampleur de plus de 60 %.

Avec ce nouveau sondage, l’organisation cherche à connaître l’impact financier découlant de la décision du gouvernement provincial de fermer l’ensemble des commerces et entreprises offrant des services non essentiels jusqu’au 13 avril.

Ce sont 739 répondants qui ont participé au sondage du 24 au 27 mars.

Une entreprise sur deux (46,7 %) est parvenue à maintenir certaines activités grâce au télétravail et au commerce en ligne.

Près d’une entreprise sur quatre (23 %) a dû fermer temporairement ses portes à la suite du mot d’ordre gouvernemental.

Le mal est généralisé puisque 91 % d’entre elles ont déclaré une suspension ou un ralentissement de leurs activités. Dans le groupe des 9 %, on imagine les épiceries et les pharmacies.

Plusieurs mesures d’aide et restrictions ont été annoncées par les gouvernements après la période de collecte des données. Les résultats du sondage doivent donc être interprétés à la lumière de cette information, prévient la CCMM dans un communiqué.

Par exemple, le gouvernement du Canada a annoncé le 30 mars l’augmentation du niveau de subvention salariale à 75 % pour l’ensemble des entreprises qui ont vu leurs revenus baisser d’au moins 30 % à cause de la pandémie. Les détails très attendus de cette mesure seront dévoilés mercredi par le ministre fédéral des finances Bill Morneau.

Réseau de plus de 8000 membres, la CCMM continuera de sonder ses membres au cours des prochaines semaines.