Bombardier a enregistré une perte de 1,719 milliard de dollars américains au quatrième trimestre 2019 et vu la participation de la Caisse de dépôt dans Bombardier Transport passer de 30 % à 32,5 %.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

À lire aussi: L’aventure de la C Series est terminée pour Bombardier

Vers 9 h 40, le titre de Bombardier reculait de 7,6 % à 1,45 $ à la Bourse de Toronto.

Pour l’ensemble de 2019, la perte de Bombardier s’élève à 1,607 G$ US.

Une grande partie de ce mauvais résultat est attribuable à l’enregistrement d’une radiation de 1,6 G$ US liée à son investissement dans le programme A220, autrefois connu sous le nom de C Series. Cette participation vient d’être vendue.

Tel qu’annoncé il y a un mois, lors de la publication de résultats préliminaires, l’entreprise a consommé 1,2 milliard de dollars de sa trésorerie en 2019, une année durant laquelle elle croyait à l’origine pouvoir revenir à l’équilibre à ce chapitre.

L’entreprise affirme par ailleurs toujours étudier des « options stratégiques » qui lui permettraient d’accélérer le remboursement de sa dette. Les rumeurs d’une cession de sa division Bombardier Transport à Alstom se sont intensifiées au cours des dernières heures.

La direction de l’entreprise a été questionnée à quelques occasions à ce sujet au cours d’un appel conférence destiné aux analystes financiers, mais n’a pas ouvert son jeu.

L’un d’entre eux a quand même dit se questionner sur l’urgence apparente qu’a Bombardier de vendre l’une de ses deux divisions, Transport et Aviation, la direction faisant miroiter un avenir prometteur pour chacune d’elles.

« Ce n’est pas une question d’urgence, mais d’être proactif », a indiqué le président et chef de la direction, Alain Bellemare, après avoir fait référence au bilan de l’entreprise, grevé par plus de neuf milliards de dette, en plus d’autres obligations liées à ses fonds de pension et à des garanties dans le domaine de l’aviation commerciale.

Les mauvaises performances de Bombardier Transport, qui n’a pas atteint les objectifs de rendement prévus à l’entente entre Bombardier et la Caisse de dépôt lorsque celle-ci y a investi 1,5 G$ US, font en sorte que la part de la Caisse a automatiquement été relevée à 32,5 %. Elle était de 30 %.

Bombardier a aussi émis des prévisions pour 2020, qui ne tiennent pas compte d’autres ventes d’actifs. Elle entrevoit ainsi une croissance de ses revenus supérieure à 10 %, une expansion de ses marges et, surtout, des flux de trésorerie très légèrement positifs.