(New York) Le géant des bureaux partagés en difficulté WeWork s’est doté d’un nouveau directeur général pour tourner définitivement la page Adam Neumann, son cofondateur et ancien patron dont les frasques ont fini par lasser les investisseurs.

Agence France-Presse

Sandeep Mathrani, un vétéran du secteur immobilier, prendra officiellement ses fonctions le 18 février prochain, a précisé WeWork dans un communiqué.

Il lui revient la lourde et difficile tâche de relancer WeWork, emblème américain des bureaux partagés, dont la déconfiture a entraîné le départ de M. Neumann et coûté des milliards de dollars au milliardaire japonais Masayoshi Son, principal actionnaire.

M. Mathrani remplace Artie Minson et Sebastian Gunningham, qui assuraient l’intérim depuis le départ contraint, en septembre, d’Adam Neumann suite à l’introduction en Bourse avortée de WeWork, dont la valeur est passée de 47 milliards de dollars à moins de dix milliards.

Il rendra des comptes à Marcelo Claure, président du conseil d’administration et proche de Masayoshi Son, dont la société, Softbank, a dû injecter plusieurs milliards de dollars supplémentaires pour sauver WeWork de la banqueroute.

M. Mathrani s’y connaît en entreprises en difficulté : il a notamment relancé l’opérateur de centres commerciaux géants GGP après sa faillite en 2010.

Avant de prendre les rênes de WeWork il était chez Brookfield Property Partners, société immobilière gérant et opérant des espaces commerciaux, des immeubles, des entrepôts et des bureaux.

Le défi qui l’attend chez WeWork est immense.

Présentée il y a encore peu comme une des étoiles de l’économie du partage, WeWork a accumulé les déboires en 2019.  

Face à la défiance grandissante des investisseurs, le groupe a dû renoncer à son entrée à Wall Street.

En novembre, le groupe a annoncé la suppression de quelque 2400 emplois dans le monde, soit près de 20 % de ses effectifs totaux.