(New York) Le producteur d’aluminium et de bauxite américain Alcoa a encore creusé ses pertes au quatrième trimestre 2019, période au cours de laquelle il a fait part de premières cessions dans le cadre de sa « revue stratégique » annoncée en octobre.

Agence France-Presse

Les pertes du groupe atteignent désormais 303 millions de dollars, contre un bénéfice net de 51 millions de dollars à la même période l’an passé. Au troisième trimestre, Alcoa avait rapporté une perte nette de 221 millions.

Le chiffre d’affaires du trimestre chute de 27 % par rapport à celui du quatrième trimestre 2018, à 2,4 milliards de dollars. Il est en ligne avec ce qu’attendaient les analystes.

Rapportée par action et ajustée des éléments exceptionnels, la perte est de 31 cents, plus importante que les 22 cents attendus par les analystes.

Sur l’ensemble de l’année 2019, la perte nette d’Alcoa est de 1,1 milliard de dollars, alors que le groupe avait réalisé l’an passé un bénéfice net de 250 millions de dollars.

Le chiffre d’affaires est également en baisse, de 22 %, à 10,4 milliards de dollars, proche des 10,52 milliards attendus par les analystes.

Le groupe attribue principalement ce recul à la baisse des prix des l’aluminium, la demande ayant ralenti en raison des tensions commerciales entre la Chine et les États-Unis et la contraction du secteur manufacturier américain, principalement dans l’automobile.

La perte ajustée par action est de 99 cents, quand les analystes l’attendaient à 87 cents.

Alcoa avait annoncé en octobre dernier procéder à une revue stratégique prévoyant la vente d’actifs non stratégiques et la cession prochaine de fonderies, dans les 12 à 18 prochains mois, afin de générer entre 500 millions et 1 milliard de dollars nets.

De premières décisions ont ainsi été annoncées au cours du quatrième trimestre, avec notamment la fermeture d’une raffinerie d’aluminium au Texas, qui a permis de dégager 246 millions de dollars sur le trimestre, et des mesures sur les pensions.

La vente au français Veolia de son site de traitement de déchets dangereux dans l’Arkansas, annoncée le 2 janvier, devrait rapporter 250 millions de dollars.