Le premier vol commercial d’OWG a quitté l’aéroport Montréal-Trudeau vers 11 h vendredi matin, à destination de Santa Clara, à Cuba, après une escale à Toronto.

Jean-François Codère Jean-François Codère
La Presse

La naissance d’OWG avait été annoncée au début du mois de juillet par Nolinor, une entreprise de Mirabel fondée en 1992 et jusque-là spécialisée dans les vols nolisés, notamment pour les entreprises minières. Elle s'attendait alors à effectuer ses premiers vols en novembre, mais l’apparition d’une seconde vague de COVID-19 a retardé les plans.

« Comme à peu près toutes les entreprises au Québec, on essaie de composer avec la réalité », a expliqué vendredi matin le président de Nolinor, Marco Prud’Homme.

« Pour le temps des Fêtes, il y avait quand même une demande importante. C’est un début plus graduel, mais je pense que les gens ont quand même besoin de se changer les idées. »

L’entreprise prévoit normalement de desservir les marchés de Montréal et de Toronto de façon indépendante, mais a consolidé les deux pour le moment, ce qui explique l’escale du premier vol. Le Boeing 737-400 d’OWG sera rempli en partant de Toronto, avec ses 158 passagers.

« Le vol est complet depuis environ une semaine », se réjouissait M. Prud’Homme.

Tous les billets ont été vendus par l’intermédiaire du voyagiste Caribe Sol, un client qu’OWG a pris à Transat.

« Nous espérons commencer la vente de billet sur notre site web dans les prochaines semaines », a indiqué M. Prud’Homme.

Pas menacé

Le report du début des activités ne menace pas financièrement le projet OWG ou la stabilité financière de Nolinor, assure son président.

Depuis le début, nous avons un plan d’affaires où même s’il n’y avait pas de vols en 2020 et très peu en 2021, nous étions corrects.

Marco Prud’Homme, président de Nolinor

Ce modèle reposait principalement sur l’achat à bon prix de trois Boeing 737-400 d’occasion et la reconversion de leur intérieur en utilisant de nouveaux sièges très légers. En restant relativement modeste, l’investissement présentait peu de risques de se retourner contre l’entreprise, avait dès le départ souligné M. Prud’Homme.

Malgré le délai avant le début des vols commerciaux, les appareils aux couleurs d’OWG ne sont pas restés immobiles.

« Ce n’était pas prévu qu’ils fassent ça, mais comme ils étaient là sur la rampe, on les a utilisés pour certains vols nolisés. Jusqu’à présent, on est vraiment contents des résultats. »

Le prochain vol d’OWG est prévu pour le jour de Noël, vendredi prochain.