(Halifax) L’Administration de l’aéroport international d’Halifax a demandé à ses créanciers de faire preuve de clémence pour s’acquitter par rapport à ses obligations en matière de dette, un nouvel élément trahissant les difficultés financières auxquelles l’industrie du transport aérien est confrontée.

La Presse Canadienne

Dans un communiqué publié vendredi, l’Administration de l’aéroport international d’Halifax a expliqué qu’elle faisait cette demande par mesure de précaution, afin de réduire les risques de défaillance au cas où ses revenus seraient inférieurs aux prévisions cette année et les années suivantes.

La chute des voyages aériens pendant la pandémie de COVID-19 a durement frappé les aéroports du Canada, les forçant à mettre à pied du personnel et à réduire considérablement les autres coûts.

Air Canada a indiqué cette semaine qu’elle annulait ou suspendait temporairement plusieurs liaisons au Canada atlantique.

Le gouvernement fédéral a annoncé certaines mesures en appui aux aéroports, incluant pour les loyers et le financement des investissements en immobilisations, mais les lignes aériennes attendent toujours un plan d’aide ciblé de la part d’Ottawa.

Le Conseil des aéroports du Canada (CAC), un groupe de l’industrie, avait demandé une aide d’urgence au gouvernement pour aider les aéroports en difficulté.

L’organisation a indiqué la semaine dernière que l’aide, annoncée dans l’énoncé économique d’automne du gouvernement fédéral, était un bon point de départ, mais il continue de réclamer un programme de dépistage de la COVID-19 pour les aéroports, pour remplacer la quarantaine obligatoire de deux semaines imposée aux voyageurs internationaux.

En réponse aux plus récentes coupes de service annoncées par Air Canada, le président de l’Association des aéroports du Canada atlantique, Derrick Stanford, a fait valoir que l’industrie se retrouvait dans « le pire des cas » dans la région.

La demande de l’aéroport à ses créanciers comprend une dispense de ses obligations de vendre ou de louer l’un de ses actifs afin de respecter certaines conditions de leur accord.

L’aéroport demande aux créanciers d’approuver la demande avant la fin de l’année.