(Toronto) Le patron de l’entreprise postale canadienne Purolator s’attend à ce que les volumes de livraison de colis restent élevés dans la nouvelle année, contrairement aux dernières années, qui voyaient les envois décliner de façon importante après la frénésie des Fêtes.

Jon Victor
La Presse Canadienne

Purolator prévoit livrer 46 millions de colis pendant la période de pointe de fin des Fêtes, qui s’étend de la majorité du mois de novembre jusqu’à une partie du mois de décembre, a précisé John Ferguson.

« Nous croyons que la cadence va être unique, même dans la nouvelle année », a-t-il affirmé lors d’une entrevue.

Le chef de la direction constate que le volume de colis est supérieur d’environ 10 % à ce qui était anticipé, et ce, même si ses prévisions étaient optimistes.

Le total des livraisons de 2020 est supérieur de 50 % à ce qu’il a été l’année dernière, surtout en raison d’une hausse d’entre 80 % et 100 % des ventes en ligne, a précisé M. Ferguson.

Il attribue cette hausse du volume à la deuxième vague de la pandémie de COVID-19, qui a entraîné un resserrement des restrictions dans certaines grandes villes du pays.

Depuis le début de la crise de la COVID-19, Purolator a ajouté plus de 3000 personnes à son personnel afin d’assurer la livraison d’un nombre croissant d’enveloppes et de colis.

Purolator a également expérimenté avec de nouvelles façons d’accélérer le processus d’expédition, notamment en ayant recours à des casiers à colis libre-service, des véhicules électriques à basse vitesse dans les centres-villes et des partenariats avec des détaillants comme Michaels.

Au troisième trimestre, Purolator était la seule division rentable du Groupe d’entreprises de Postes Canada, qui détient 91 % de l’entreprise. Ses bénéfices sont restés largement stables d’une année à l’autre, alors que la société était aux prises avec une augmentation des coûts liés à la COVID-19, notamment pour l’équipement de protection individuelle et le désinfectant pour les mains pour ses coursiers.

M. Ferguson a indiqué qu’il ne voyait pas ces coûts baisser de sitôt, puisque les cas de virus continuent d’augmenter au Canada.