(Montréal) Ce n’est finalement qu’au début de la prochaine année que les autorités réglementaires européennes se prononceront sur la transaction qui doit permettre à Transat A.T. de passer dans le giron d’Air Canada.

Julien Arsenault
La Presse Canadienne

La Commission européenne se donne désormais jusqu’au 8 janvier pour trancher, alors que l’échéance précédente avait été fixée au 11 décembre.

En plus d’une forte révision à la baisse de la valeur — 720 millions à environ 190 millions — de la transaction devant permettre à Air Canada de mettre la main sur la société mère d’Air Transat, la date butoir de la vente, initialement fixée au 27 décembre, a été repoussée au 15 février.

Le plus important transporteur au pays offre désormais 5 $ pour chaque action du voyagiste québécois, comparativement à 18 $ auparavant. Cette proposition fera l’objet d’un autre vote et devra obtenir l’appui d’au moins les deux tiers des porteurs de titres de Transat A. T. lors d’une assemblée prévue le 15 décembre.

Les autorités réglementaires européennes avaient décidé de se pencher de manière approfondie sur la transaction après avoir soulevé des préoccupations selon lesquelles le regroupement pourrait entraîner une hausse des prix et une diminution de l’offre.

L’analyse préliminaire de la Commission européenne soulignait notamment que la concurrence pourrait s’amenuiser sur 33 liaisons entre le Canada et le Vieux Continent si Air Canada devait acquérir le voyagiste québécois. En mars, le Bureau de la concurrence du Canada avait également réservé un accueil défavorable à la transaction, mais son analyse avait été menée avant l’éclosion de la pandémie.

La décision du gouvernement Trudeau est toujours attendue.