Le bénéfice de BCE a diminué de 20 % au troisième trimestre, par rapport à l’an dernier, ses revenus ayant également légèrement reculé en raison de l’impact de la pandémie de COVID-19 sur ses activités et ses clients.

David Paddon
La Presse Canadienne

Cependant, la société mère montréalaise de Bell Canada a montré une amélioration par rapport au deuxième trimestre, lorsque l’activité économique dans la majeure partie du pays était ralentie par la pandémie.

« Notre objectif au troisième trimestre était de redonner de l’élan à l’entreprise. Et même si les effets du COVID sont toujours manifestement présents, je suis très satisfait de nos progrès à ce jour », a affirmé jeudi le chef de la direction de BCE, Mirko Bibic, aux analystes.

Il a indiqué que Bell avait connu une amélioration notable de son rendement d’exploitation en raison du succès de l’expansion de son réseau de communications à large bande, de la réouverture des magasins de détail et du retour de la programmation sportive en direct.

M. Bibic a souligné qu’il était difficile de prédire comment le quatrième trimestre serait affecté par la pandémie, mais il a dit croire que la dynamique serait positive, mais moindre que celle du troisième trimestre.

Les revenus d’exploitation de BCE ont totalisé 5,79 milliards, en baisse de 2,6 % par rapport à ceux de 5,94 milliards de la même période il y a un an. Au deuxième trimestre clos le 30 juin, le chiffre d’affaires avait été de 5,35 milliards, en baisse de 9,1 % par rapport au deuxième trimestre de 2019.

BCE a attribué une grande partie de la baisse des revenus à l’incidence de la COVID-19 sur la publicité dans les médias, les volumes d’itinérance sans fil et la réduction ou le retard des dépenses des clients commerciaux.

L’une des plus grandes répercussions de la COVID a été une baisse généralisée de la publicité, y compris chez Bell Média — propriétaire du réseau de télévision national CTV, des chaînes sportives RDS et TSN, de stations de radio et de nouveaux médias.

« La demande de publicité télévisée a repris dans plusieurs catégories clés, en particulier avec le retour des sports en direct et l’augmentation des dépenses des annonceurs », a expliqué M. Bibic.

La publicité radiophonique et l’écoute radio ont été plus lentes à rebondir, tandis que certains emplacements d’espaces publicitaires extérieurs, notamment dans les aéroports, continuent de souffrir de la pandémie. D’autres panneaux d’affichage extérieurs et les publicités de mobilier urbain se sont améliorés.

Cependant, Bell Média représente une composante relativement faible des revenus globaux de BCE, qui sont principalement générés par les activités de télécommunications diversifiées de Bell Canada.

Bell a augmenté sa base totale d’abonnés de 210 000 activations nettes de clients sans fil, internet et système de télévision internet au cours du trimestre clos le 30 septembre, alors qu’elle poursuivait l’expansion de ses réseaux.

Les activités sans fil de BCE, qui comprennent les marques Bell, Virgin Mobile et Lucky Mobile, ont généré des revenus de 2,32 milliards, un chiffre d’affaires essentiellement identique à celui du troisième trimestre de l’an dernier.

Les trois marques ont ajouté un total de 128 168 nouveaux clients postpayés et prépayés, contre 204 067 au troisième trimestre de l’année dernière.

Cependant, les revenus des services sans fil ont diminué de 4,3 % à 1,59 milliard, principalement en raison d’une baisse des frais d’itinérance attribuable à la COVID, ainsi qu’à une diminution des frais de dépassement en raison de l’adoption accrue de forfaits sans plafonds de données mensuelles.

BCE a estimé que les mesures gouvernementales en réponse à la nouvelle vague de cas de COVID dans la plupart de ses marchés ralentiraient probablement la dynamique positive au quatrième trimestre.

La société a maintenu son dividende trimestriel à 83,25 cents par action pour le quatrième trimestre, un paiement supérieur de 5 % à celui d’il y a un an, mais inchangé depuis le début de 2020.

Cependant, M., Bibic a indiqué que BCE s’attendait à ce que ses dépenses en immobilisations augmentent au quatrième trimestre qui prendra fin le 31 décembre, en partie en raison de l’augmentation des stocks de téléphones intelligents et des améliorations apportées au réseau.

Le groupe a réalisé un bénéfice attribuable aux actionnaires ordinaires de 692 millions, ou 77 cents par action, à son plus récent trimestre, contre un profit de 867 millions, ou 96 cents par action, un an plus tôt.

Sur une base ajustée, BCE a réalisé un profit de 712 millions, ou 79 cents par action, en baisse par rapport à celui de 812 millions, ou 91 cents par action, du troisième trimestre de 2019.

Les analystes s’attendaient en moyenne à un bénéfice ajusté de 77 cents par action et à des revenus de 5,71 milliards, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.