(New York) La compagnie aérienne américaine Southwest, qui a appelé ses employés syndiqués à accepter des baisses de salaires pour éviter des mises au chômage technique et des licenciements jusqu’à fin 2021, montait légèrement à Wall Street mardi.

Agence France-Presse

Le titre prenait 1,1 % peu après l’ouverture de la séance dans un marché près de l’équilibre.

Puisque les aides du gouvernement destinées à aider à rémunérer les salariés du secteur aérien ont expiré le 30 septembre, « nous ne pouvons tout simplement pas continuer dans ces conditions à garder tous les employés à plein tarif », a affirmé le directeur général de la société Gary Kelly dans un message vidéo publié lundi.

Lui-même va renoncer, avec effet immédiat et jusqu’à fin 2021, à son salaire de base, tandis que les rémunérations versées aux membres du conseil d’administration et à la direction ont déjà diminué de 20 %, fait-il valoir.

À partir du 1er janvier, tous les chefs d’équipe verront leur salaire diminuer de 10 % jusqu’en janvier 2022, ajoute-t-il.  

Mais pour éviter des licenciements involontaires, toutes les catégories d’employés doivent accepter une baisse de salaire au plus tard le 1er janvier, avance M. Kelly.

« Nous n’avons tout simplement pas le temps d’entrer dans des négociations longues et complexes », a-t-il affirmé.

Southwest s’est déjà séparé, de façon temporaire ou permanente, de 27 % de ses employés.  

Si les responsables politiques parviennent d’ici là à un compromis sur un nouveau plan d’aides au secteur aérien, les salaires reviendront à leur niveau normal, a assuré le dirigeant.

Comme les autres grandes compagnies, Southwest s’était engagé au printemps à ne licencier personne jusqu’au 30 septembre, en échange de subventions d’un montant total de 25 milliards de dollars.

Les discussions sur un prolongement de ce programme restent pour l’instant dans l’impasse à Washington.  

American Airlines et United Airlines ont déjà engagé le licenciement de 32 000 personnes.