(Calgary) Le géant pétrolier et gazier Suncor Energy compte jusqu’à environ 1930 postes au cours des 18 prochains mois dans le cadre d’un effort visant à réduire ses coûts afin de faire face aux bas prix du pétrole et la volatilité sur les marchés.

Dan Healing
La Presse Canadienne

La porte-parole de la compagnie, Sneh Seetal, a indiqué vendredi que le chef de la direction Mark Little avait expliqué aux employés, dans le cadre d’une conférence téléphonique, que la société désirait réduire la taille de son effectif de 10 % à 15 % au cours des 18 prochains mois. On éliminera 5 % de la main-d’œuvre d’ici les six prochains mois.

L’entreprise basée à Calgary comptait 12 889 employés à la fin de 2019. Si elle réduit sa main-d’œuvre de l’ordre de 15 %, 1933 postes devraient disparaître.

« Il y a quelques années, nous avons commencé à changer fondamentalement notre façon de travailler, en tirant parti de la technologie des données et des processus commerciaux améliorés, le tout dans le but d’améliorer notre structure de coûts » a indiqué Mme Seetal, faisant référence à ce qui a été surnommé le programme « Suncor 4.0 ».

Elle a ajouté que la baisse « sans précédent des prix du pétrole » et l’impact de la crise sanitaire provoquée par la pandémie de COVID-19 avaient incité l’entreprise à « accélérer ses plans ». Mme Seetal a expliqué que les compressions affecteront tous les secteurs de la compagnie. Les employés contractuels ne seront pas épargnés.

Les employés se verront proposer une indemnité de départ volontaire, une retraite anticipée et pourraient éventuellement être redéployés si leur poste est éliminé.

En mars, Suncor a suspendu ses projets et réduit son budget d’immobilisations de 1,5 milliard. Il oscille désormais dans une fourchette allant de 3,9 milliards et 4,5 milliards.

Suncor est un des joueurs du secteur des sables bitumineux et effectue également du raffinage de brut en plus d’être présente dans la vente au détail de carburant sous l’enseigne Petro-Canada.

Cette nouvelle survient quelques jours après que Royal Dutch Shell eut annoncé qu’elle éliminerait entre 7000 et 9000 emplois dans le monde d’ici la fin de 2022, une décision qui devrait potentiellement entraîner des centaines de pertes d’emplois parmi ses 3500 travailleurs au Canada. En juin, BP, qui est moins présente en territoire canadien, a déclaré qu’elle supprimait environ 10 000 emplois dans sa main-d’œuvre mondiale pour faire face à l’impact de la pandémie.