Stingray doit annoncer ce mercredi la signature d’une entente permettant à la division de services commerciaux de l’entreprise montréalaise de pénétrer en force l’important marché américain.

Richard Dufour Richard Dufour
La Presse

L’entente est bouclée avec Space Factory, une entreprise de Los Angeles que Stingray a l’option d’acheter à un prix prédéterminé selon l’atteinte d’objectifs non dévoilés. Stingray s’apprête donc à finalement offrir ses solutions musicales et d’affichage en magasin aux entreprises américaines.

Outre la musique, les services commerciaux offerts par Stingray vont de l’affichage sur écran à l’intérieur des établissements à l’affichage en vitrine, en passant par les écrans extérieurs qu’on retrouve par exemple au service au volant. La direction de Stingray évalue le marché américain dans ce créneau à entre 2 et 3 milliards de dollars.

Enthousiasmé par la nouvelle, Mathieu Péloquin, vice-président principal responsable du marketing et des communications chez Stingray, parle d’une « prise d’assaut du marché américain ». Stingray doit également annoncer mercredi une entente avec un premier client : le rôtisseur Boston Market, qui compte près de 350 établissements aux États-Unis. Ce contrat avec Boston Market assure à lui seul des revenus de 6 millions US sur trois ans à Stingray.

« C’est notre premier contrat d’affichage numérique aux États-Unis et c’en est un d’une valeur importante », dit Mathieu Péloquin en comparant la chaîne de restauration familiale Boston Market à la chaîne de rôtisseries St-Hubert.

Stingray entend maintenant ajouter des clients comme des banques, des épiciers et des pharmacies aux États-Unis.

Le secteur des services commerciaux génère actuellement environ 20 % du chiffre d’affaires de Stingray, soit environ 60 millions. L’entreprise tire 50 % de ses revenus de ses stations de radio et 30 % de ses revenus de ses activités de diffusion télé et en continu (streaming).

« On peut maintenant espérer doubler et même tripler au-delà de 100 millions nos revenus annuels de services commerciaux d’ici deux ou trois ans », soutient Mathieu Péloquin.

La haute direction de Stingray craignait initialement que la pandémie affecte durement ses services commerciaux, souligne Mathieu Péloquin. « Mais on a vite réalisé que beaucoup de nos importants clients dans ce secteur œuvrent dans ce qui est considéré comme des services essentiels. »

Le secteur des services commerciaux de Stingray au Canada compte des clients comme les grands épiciers (Metro, Loblaw et Sobeys), Dollarama, les restaurants A & W et McDonald’s, etc.

L’action de Stingray a cédé 2,5 % mardi pour clôturer à 5,37 $ à la Bourse de Toronto. Le titre accuse un recul de 25 % cette année.