La rentabilité de la Banque Laurentienne a diminué durant les mois de mai, juin et juillet, mais elle surpasse néanmoins de beaucoup les attentes des analystes.

Richard Dufour
Richard Dufour La Presse

L’institution financière montréalaise a généré un bénéfice par action ajusté de 1,02 $ durant le trimestre, en baisse de 11 % par rapport à la même période l’année dernière. Les experts de Bay Street s’attendaient à 49 cents par action.

La direction explique que la pandémie a une incidence sur la performance financière depuis mars et, par conséquent, l’amélioration de certaines des activités a été éclipsée par une augmentation importante des provisions pour pertes sur créances.

Les provisions pour pertes sur créances se sont élevées à 22,3 millions durant le trimestre en comparaison de provisions de 12,1 millions un an plus tôt. La banque précise que la hausse découle essentiellement de la hausse des provisions sur prêts commerciaux.

« La révision de nos scénarios économiques prospectifs, reflétant une récession légèrement plus sévère et une reprise plus lente que ce qui avait été prévu au départ, ont également contribué à la hausse des provisions collectives », est-il indiqué par communiqué.

Stéphane Therrien demeure par ailleurs PDG par intérim suite au départ de François Desjardins au début de l’été.