(Toronto) La Banque CIBC a vu ses profits fléchir au troisième trimestre en raison d’une augmentation des sommes prévues pour pallier les mauvaises créances dans la foulée des secousses provoquées par la pandémie de COVID-19.

Tara Deschamps
La Presse canadienne

La banque torontoise a dévoilé jeudi un bénéfice net de 1,17 milliard, ou 2,55 $ par action, au cours de la période de trois mois qui a pris fin le 31 juillet, par rapport à 1,4 milliard, ou 3,06 $ par action, à la même période il y a un an. Les provisions pour pertes sur créances se sont élevées à 525 millions au troisième trimestre, comparativement à 291 millions il y a un an et 1,41 milliard au deuxième trimestre de l’exercice en cours.

Selon la haute direction de l’institution financière, la crise sanitaire ainsi que l’exposition de la banque au pétrole, dont les prix demeurent bas en dépit des signes de reprise, expliquent la diminution des profits et l’augmentation des provisions pour mauvaises créances.

« Le message livré par la Banque du Canada le mois dernier a souligné que le chemin de la reprise pourrait être à la fois long et incertain, a expliqué le chef de la direction de la CIBC, Victor Dodig, au cours d’une conférence téléphonique avec les analystes. Aux États-Unis, alors que de nombreux États ont procédé à des réouvertures au cours du trimestre, la propagation continue du nouveau coronavirus pourrait (ralentir) la reprise. »

Après avoir atteint un sommet en avril, les demandes de report de paiements sont en constante diminution, a souligné M. Dodig. Au cours des six dernières semaines, il y a eu très peu de nouvelles demandes, a-t-il ajouté.

Abstraction faite des éléments non récurrents, la CIBC a affiché un profit ajusté par action de 2,71 $ au troisième trimestre, comparativement à 3,10 $ il y a un an. Les analystes tablaient sur un bénéfice ajusté par action de 2,15 $, selon les prévisions recueillies par la firme de données financières Refinitiv.

Les services aux particuliers et aux entreprises de la CIBC au Canada ont généré des bénéfices de 508 millions au troisième trimestre, en recul par rapport à 658 millions il y a un an.

Du côté des activités commerciales et de la gestion de patrimoine, le résultat a été de 320 millions, alors qu’il s’était établi à 344 millions au troisième trimestre de l’exercice précédent. Aux États-Unis, cette division a livré des bénéfices de 62 millions, contre 173 millions l’an dernier.

Le secteur des marchés financiers a réalisé des bénéfices de 392 millions au troisième trimestre. Les profits avaient été de 235 millions à la même période l’année dernière.