La rentabilité de la Banque Nationale est demeurée stable au cours des mois de mai, juin et juillet, une performance qui surpasse néanmoins les attentes des analystes.

Richard Dufour
Richard Dufour La Presse

La plus grande institution bancaire au Québec a généré des profits nets de 602 millions à son plus récent trimestre, alors qu’ils avaient atteint 608 millions un an plus tôt. Ce résultat est l’équivalent de 1,66 $ par action. Le consensus des experts de Bay Street s’articulait autour de 1,30 $ par action.

Les activités dans l’important secteur des particuliers et entreprises ont dégagé un résultat net de 233 millions durant le trimestre, en baisse de 15 % sur un an. La direction attribue essentiellement cette baisse au recul du revenu total et aux dotations aux pertes de crédit.

La banque enregistre des dotations aux pertes de crédit de 143 millions pour le trimestre, en hausse de 66 % sur un an, mais en forte baisse par rapport aux 504 millions du trimestre précédent.

La direction souligne que les dotations aux pertes de crédit sur les prêts dépréciés sont en hausse pour les services aux entreprises et le secteur des marchés financiers. L’augmentation est toutefois atténuée par une baisse des dotations sur les prêts dépréciés sur les créances sur cartes de crédit ainsi que sur les prêts dépréciés de la filiale Credigy, est-il précisé.

« Depuis la réouverture progressive de l’économie, plusieurs indicateurs se sont améliorés, mais la situation demeure incertaine, notamment dans l’anticipation d’une éventuelle deuxième vague de la pandémie de COVID-19 », commente Louis Vachon, président et chef de la direction de la Banque Nationale.

« Il est encore trop tôt pour prévoir les effets de la pandémie sur l’économie à long terme, mais la Banque est dans une position de force grâce à la solidité de son bilan, à son positionnement défensif, à la qualité de ses portefeuilles de crédit et à son approche prudente en matière de provisionnement. »