(New York) L’enseigne américaine de bricolage et d’aménagement de la maison Home Depot a fait bien mieux qu’attendu au deuxième trimestre, beaucoup d’Américains étant plus souvent à leur domicile depuis le Grand Confinement et ayant des revenus en hausse grâce aux aides du gouvernement fédéral.

Agence France-Presse

Les ventes du groupe entre mai et juillet – son deuxième trimestre décalé – ont augmenté de 23,4 % par rapport à la même période l’an passé, à 38 milliards de dollars.

C’est bien mieux que les 34,5 milliards attendus par les marchés.

Des millions d’Américains ont perdu leur emploi et passent une grande partie de leur journée à la maison. Et beaucoup de ceux qui ont conservé leur emploi et peuvent faire du télétravail n’ont pas encore retrouvé le chemin du bureau.  

Home Depot est un des indicateurs pour prendre le pouls de la consommation américaine, et plus particulièrement de la santé du marché immobilier. Il vend aussi bien des plantes pour le jardin que des meubles de décoration et des ampoules.

Le bénéfice net est lui aussi en hausse, de 24,5 %, à 4,3 milliards de dollars.

Le bénéfice par action ajusté des éléments exceptionnels, référence en Amérique du Nord, ressort à 4,02 dollars, bien mieux que les 3,71 dollars attendus.

À Wall Street, l’action montait de 0,83 % à 8 h 15 dans les échanges électroniques précédant l’ouverture de la Bourse.

« Les consommateurs, passant plus de temps à la maison, investissent (pour améliorer) leur environnement », a souligné Neil Saunders, analyste pour GlobalData Retail.

Et beaucoup d’entre eux « avaient de l’argent à dépenser », grâce au chômage amélioré ou aux chèques envoyés par le gouvernement fédéral, « et parce qu’ils ont réduit d’autres dépenses comme les vêtements ou les restaurants ».

« Cela s’est traduit par un afflux de clients et de revenus pour la vente au détail dans le secteur de l’aménagement en général, et les enseignes de travaux en particulier », a-t-il ajouté.

Néanmoins, les mesures de soutien à l’économie qui avaient été adoptées fin mars par l’administration Trump et le Congrès pour faire face à la pandémie ont pour beaucoup pris fin au 31 juillet.

Un nouveau plan d’aide est discuté par la Maison-Blanche et les élus démocrates, mais les négociations sont au point mort. Donald Trump a signé quatre décrets qui doivent apporter une solution temporaire.

Mais la baisse des revenus que connaissent les ménages américains devrait se répercuter sur leurs dépenses de consommation.