(New York) L’ancien patron du loueur de voitures Hertz a accepté de verser près de deux millions de dollars pour solder les poursuites du gendarme américain de la Bourse, la SEC, qui l’accuse d’avoir participé à la publication de comptes financiers trompeurs.  

Agence France-Presse

Alors que l’entreprise peinait à remplir ses objectifs financiers en 2013, Mark Frissora a fait pression sur des subordonnés pour « trouver de l’argent » en réexaminant les comptes de provisions, avance la SEC dans un communiqué jeudi.  

Cela a poussé certains salariés à faire des modifications dans la comptabilité,  rendant ainsi les rapports financiers incorrects, ajoute l’autorité boursière.  

M. Frissora, à la tête de Hertz de 2006 à 2014, a aussi incité l’entreprise à garder plus longtemps les voitures dans sa flotte afin d’abaisser les charges d’amortissement, sans dévoiler ce changement aux investisseurs.  

Sans nier ou confirmer les accusations, M. Frissora a accepté de rembourser à Hertz 1,98 million US de bonus et primes liées à la performance et de payer une amende de 200 000 $ US.

Après son passage chez le loueur de voitures, il a dirigé de 2015 à 2019 le groupe de casinos Caesars Entertainment.

Le groupe Hertz lui-même avait accepté de payer 16 millions US fin 2018 pour solder les poursuites de la SEC, qui est chargée de veiller à ce que les investisseurs reçoivent des informations correctes et fiables sur la condition financière des entreprises cotées en Bourse.

Frappé par la chute des voyages d’affaires et de tourisme depuis le début de la pandémie, Hertz a déposé le bilan en mai et tente depuis de se restructurer.