(New York) Les négociations visant à conclure un accord pour aider Eastman Kodak à fabriquer des médicaments génériques sont suspendues à cause des allégations de délit d’initiés pensant contre l’entreprise, a indiqué une agence gouvernementale américaine.

Joseph Pisani
Associated Press

« Les récentes allégations d’actes répréhensibles soulèvent de sérieuses inquiétudes, a souligné la Société américaine de financement du développement international. Nous n’irons plus loin tant que ces allégations ne seront pas élucidées. »

L’agence n’a pas répondu à une demande d’entrevue de l’Associated Press.

La société Kodak, établie à Rochester, dans l’État de New York, a refusé de commenter.

Le mois dernier, la Société américaine de financement de développement international a signé une lettre d’intention pour accorder à Kodak un prêt de 765 millions pour l’aider à convertir ses activités dans la fabrication d’ingrédients pharmaceutiques actuellement en pénurie aux États-Unis.

La nouvelle avait alors provoqué une flambée du cours des actions de la société.

Mais la semaine dernière, la sénatrice démocrate Elizabeth Warren a demandé à la Commission des valeurs mobilières (SEC) d’enquêter afin de déterminer si les lois sur le délit d’initié avaient été enfreintes. Selon Mme Warren, il y a eu « une activité commerciale inhabituelle » avant l’annonce de l’accord.

La SEC en est maintenant aux premières étapes d’une enquête, selon le Wall Street Journal, qui a cité des sources anonymes. La SEC a refusé de commenter ce reportage.

Vendredi, Kodak a annoncé qu’il effectuait un examen interne.

Le prêt devrait être utilisé pour agrandir les usines de Rochester et de St. Paul, au Minnesota.